Le Politique invite à la prudence quant au présumé compte offshore de Macron



Suite à la diffusion sur internet et les réseaux sociaux de documents relatifs à un compte offshore présumé d’Emmanuel Macron sur l’île Nevis des Caraïbes à travers la société La Providence LLC et la banque First Caribbean International Bank, Le Politique estime qu’ils ne sont pas vérifiables en l’état.

Aussi, après avoir testé avec ses propres moyens par l’intermédiaire de spécialistes, ces documents peuvent être fabriqués et/ou reproduits par toute personne quelque peu expérimentée. Considérant l’impossibilité de vérifier ces documents en les corroborant par ailleurs et indépendamment, Le Politique choisit de ne pas les traiter.

Emmanuel Macron a porté plainte pour « faux » et « propagation de fausse nouvelle ». En l’état, la plainte du candidat d’En Marche (EM) paraît justifiée considérant que la source, la provenance exacte, la communication et surtout l’authenticité des documents ne sont ni vérifiables ni prouvées à l’instant où ces mots sont écrits.

Le Politique invite donc ses lecteurs à considérer ces informations avec la plus grande prudence. A moins d’obtenir d’autres éléments probants indépendants et dûment vérifiables, Le Politique n’estime pas ces documents comme valables.

Le Grand Débat Le Pen – Macron ne fut pas à la hauteur des enjeux



Le Politique a regardé avec grande attention Le Grand Débat diffusé par TF1 et France2 le soir du 3 mai 2017 et la conclusion est rude puisque pour la majorité de nos correspondants et analystes, les deux finalistes Marine Le Pen et Emmanuel Macron ont manqué de hauteur. Dans la première moitié du débat, il nous a semblé que Marine Le Pen prenait l’ascendant sur un Emmanuel Macron plutôt agacé.

Tandis que dans la seconde moitié du débat, il nous a semblé qu’Emmanuel Macron corrigeait son agacement pendant que Marine Le Pen insistait sur des considérations trop ad hominem. L’un comme l’autre semblent avoir échoué à donner à ce débat la profondeur intellectuelle que l’on put constater auparavant avec leurs prédécesseurs tels que Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand et Jacques Chirac.

Considérant la gravité des enjeux pour la France, des centaines d’internautes ont exprimé à Le Politique l’idée d’une Marine Le Pen trop « confuse sur l’économie » et d’un Emmanuel Macron trop « clément avec l’islamisme. »

Cependant ont-ils relevé deux erreurs notables et elles furent toutes deux exprimées par Emmanuel Macron à savoir sa méconnaissance de l’écu/euro utilisé par les entreprises avant que l’euro ne devienne la monnaie de tous les Français en 2002. Aussi, ont-ils rappelé que Hosni Ramadan a bien appelé, notamment via Twitter, à voter contre Marine Le Pen.

Quant à cette dernière, ils lui ont reproché de s’attarder dans des attaques directes plutôt que sur le fond de ses propositions. Le fait qu’elle ait interrompu Emmanuel Macron à la toute fin du débat fut aussi mal accueilli. Enfin, la façon dont Emmanuel Macron posait ses coudes sur la table ou appuyait sa tête sur ses mains fut perçu comme de la nonchalance.

Selon les données collectées par Le Politique, plus que d’avoir décidé les électeurs à voter pour l’une ou pour l’un, ce débat pourrait favoriser l’abstention. Les lecteurs de Le Politique sont invités à partager leurs impressions ci-dessous en commentaire.

Regardez le débat via YouTube :

Sans une chaîne d’information sur la TNT, la droite restera très désavantagée



La droite, pétrie de scrupules que ses adversaires politiques n’ont jamais, a souvent été privée de gouverner comme elle le souhaitait. Pire, l’alternance politique lui semble désormais un objectif lointain. Pour Le Politique, ce constat relève aussi d’une absence de véritable et puissant relais médiatique de masse à l’image d’une chaîne de télévision disponible sur un canal public de la TNT.

« Soit la droite se munit d’un tel outil face à une multitude de chaînes d’informations, dont celles du service public, qui sont clairement à gauche et dans le meilleur des cas au centre gauche, soit elle ne combattra jamais à armes égales et sera vouée à participer éternellement à des élections bien plus difficiles pour elle que pour ses adversaires, » estime Charles Rault, fondateur de Le Politique et spécialiste de l’information.

« Les données sont éclatantes de lucidité. Ce sont les personnes de plus de 55 ans qui ont données la victoire du premier tour à Emmanuel Macron, c’est-à-dire celles qui utilisent plus la télévision que l’internet, » ajoute-t-il.

Pour la droite donc, soit elle exige enfin de pouvoir se battre équitablement comme dans une vraie démocratie soit elle persiste à perdre dans une parodie de démocratie où la très large majorité des médias, des relais, des appareils, des associations soutiennent François Hollande et son héritier Emmanuel Macron.

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