Le Pen, Mélenchon, Dupont-Aignan, meilleures notes d’influence électorale



Selon une étude menée par Le Politique, réseau international d’analystes spécialistes de la collecte, du traitement et de l’exploitation de l’information, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Nicolas Dupont-Aignan émergent comme les trois candidats à l’élection présidentielle 2017 les mieux notés quant à leur influence électorale en proportion de leurs moyens.

ExclusifMarine Le Pen pourrait bien entrer à l’Elysée dès mai 2017

Démarche

Le Politique a procédé à une analyse comparative de six candidats à l’élection présidentielle française 2017. Cette analyse a pris en compte leur force numérique, leur temps de parole médiatique, le rapport médiatique positif/négatif, le rapport de l’activité numérique positive/négative et leurs moyens généraux (nombre d’élus, subventions, estimation de budgets, soutiens divers). Après compilation des données brutes et analyse humaine non-algorithmique, une note sur 10 a été attribuée à chaque candidat. Une note supérieure à la moyenne de 5 indique une dynamique plutôt positive tandis qu’une note inférieure à la moyenne de 5 indique une dynamique plutôt négative.

Résultats

IEP (c) Le Politique.fr

Marine Le Pen du Front National (FN) obtient la meilleure note, portée par une couverture médiatique largement négative qui donne à sa force numérique – la plus forte parmi tous les candidats – un poids décisif dans l’établissement de sa note.

En effet et à proportion de la quasi-absence de couverture médiatique positive, de relais médiatiques majeurs et de moyens financiers aussi importants que d’autres « mastodontes » d’un poids électoral similaire, Marine Le Pen réussit à déployer une force électorale significative.

Jean-Luc Mélenchon pour La France Insoumise (FI) et Nicolas Dupont-Aignan pour Debout La France (DLF) la suivent de près avec des couvertures médiatiques plutôt négatives dans l’ensemble mais un militantisme numérique plus fort que la moyenne en proportion de leurs moyens respectifs.

Cela peut surprendre mais à proportion de leurs moyens et de leur couverture médiatique, les candidats « traditionnels » à savoir François Fillon, Emmanuel Macron et Benoit Hamon obtiennent des notes plutôt décevantes.

François Fillon est notamment impacté par les affaires judiciaires le concernant et leur couverture médiatico-numérique majoritairement négative. La couverture médiatique positive d’Emmanuel Macron pour En Marche (EM)  dépasse presque celle de tous ses concurrents réunis, et pourtant sa force numérique semble nettement limitée en proportion.

La stratégie numérique d’Emmanuel Macron est difficile à établir puisque significatif semble être le fossé entre les intentions de vote qui lui sont attribuées par les sondages et sa force numérique réelle. Ceci constitue le point d’interrogation majeur de cette analyse considérant la disproportion entre la popularité présumée d’Emmanuel Macron et l’engouement relativement limité observé sur les réseaux sociaux à son sujet.

Quant à Benoit Hamon, il porte en quelque sorte le bilan du quinquennat de François Hollande et son manque de notoriété l’empêche de rentabiliser au mieux la force électorale du Parti Socialiste (PS), mastodonte toutes catégories aux côtés du parti Les Républicains (LR) en termes de moyens financiers, de relais médiatiques et d’élus.

Conclusion

Cette analyse confirme la fragilisation du bipartisme droite-gauche avec en tête la présence de trois candidatures dites « hors-système ». Elle indique aussi que l’accumulation de moyens, relais ou soutiens médiatiques n’est plus aussi efficace qu’auparavant, l’internet et les réseaux contribuant fortement à contenir leurs effets ainsi que résumé dans le récent article intitulé Internet bouleverse le secteur de l’information politique.

Rappel

Le Politique rappelle que cette étude est expérimentale, apolitique et n’est pas constitutive d’un sondage. Les notes attribuées dans ce document sont fournies gratuitement au public et à titre indicatif. Elles résultent d’une méthode analytique propre à Le Politique. Pour rappel, Le Politique n’est affilié à, ni financé par quelque organisation politique ou institutionnelle que ce soit et diffuse ses informations en totale indépendance. Pour soutenir Le Politique, vous pouvez vous abonner et/ou nous suivre sur Twitter ou Facebook.

Internet bouleverse le secteur de l’information politique



De toutes les données que Le Politique a analysées ces derniers mois concernant le Brexit ou Donald Trump, ressort une conclusion répétitive et éclatante : Internet – ou plutôt les outils rapides de communication qu’il fournit – a participé significativement à la propagation des idées et – fait majeur – à la cristallisation du vote.

Twitter comme Facebook, le premier en quasi-faillite et le second en pleine croissance, remplacent progressivement la télévision et la radio à la fois dans la réception et dans l’interprétation de l’information. Contrairement aux idées reçues, et quand bien même il est vrai que nombre de contenus postés sur internet sont soit inutiles soit faux soit agressifs soit les trois simultanément (les fameuses « fake news »), le débat virtuel existe réellement et n’est pas d’une qualité si inférieure à celui diffusé par les médias traditionnels.

A l’instar des débats lancés sur le site de Le Politique, de nombreux contenus valables et fiables sont publiés chaque jour sur internet. Alors que dans les médias traditionnels, une rédaction avec une ligne éditoriale plus ou moins assumée décide de ce qui sera diffusé, la popularité des contenus virtuels est décidée par les internautes eux-mêmes, permettant ainsi d’en déduire en partie leur intérêt pour des sujets précis mais aussi leur opinion générale – ou  majoritaire – sur lesdits sujets.

En plein débat sur la nécessité de mieux « contrôler » les contenus virtuels, les partisans d’un contrôle accru devraient plus penser en analystes qu’en partisans. Non seulement sera-t-il techniquement difficile et onéreux d’instaurer un tel contrôle. Mais il pourrait s’avérer aussi inefficace que contreproductif, incitant les internautes à créer leur propre vecteur virtuel et coupant les contrôleurs de sources ouvertes utiles.

François Fillon repasse devant Emmanuel Macron



(c) Le Politique.frEn vue de l’élection présidentielle française, les “big data” relatives au 1er tour qui aura lieu le 23 avril 2017 donnent deux candidats de droite en tête, à savoir Marine Le Pen du Front National (FN) à 28% suivi de François Fillon à 18,2% pour Les Républicains (LR). Au lendemain de la mobilisation réussie des militants LR au Trocadéro, Fillon repasse devant le candidat de centre-gauche Emmanuel Macron d’En Marche (EM) à 18% avec une très courte – et fragile – avance de seulement 0,2 points de pourcentage.

Cet encouragement en faveur de Fillon tend à prouver les informations de Le Politique selon lesquelles une large majorité des électeurs LR privilégient son programme “de droite” plutôt que celui de “centre-droit” proposé par ses détracteurs. Le Pen poursuit sa course largement en tête, profitant mécaniquement de l’actualité mouvementée au LR. A gauche, Jean-Luc Mélenchon du Front de Gauche (FDG) à 14,2% ferait un peu mieux que Benoit Hamon du Parti Socialiste (PS) à 13,5%, démontrant là encore que les partis “traditionnels” seraient doublés soit par leur gauche soit par leur droite.

L’équilibre des forces politiques donnerait environ 48.8% pour la gauche et le centre contre 51,2% pour la droite. Cependant, la réalité politique nationale serait plus proche d’un équilibre de 43% pour la gauche contre 57% pour la droite, considérant qu’un nombre important d’électeurs du centre-droit pourraient cette année voter pour Macron plutôt que pour Fillon.

Ces données résultent d’une analyse de données recueillies par Le Politique et ne sont pas constitutives d’un sondage stricto sensu. Toutefois, Le Politique avait compté Donald Trump comme favori dès l’été 2015 puis l’estimait le plus à même de gagner l’élection présidentielle américaine dès l’automne 2015. Quant à la politique française, Le Politique avait identifié avec un mois d’avance la dynamique en faveur de François Fillon, précédemment à sa victoire lors de la primaire de la droite et du centre en novembre 2016.