Gilets jaunes : retirer son argent des banques est-il une bonne idée ?



Il semble parfois loin le temps où le mouvement des gilets jaunes manifestait pour moins d’impôts et pour la libération de l’économie, la liberté d’entreprendre et la liberté de prospérer pour soi-même et pour ses proches.

En quelques semaines, des thèmes d’extrême gauche semblent avoir altéré la dynamique pour contrer ce qui pourrait justement donner à la France un véritable avenir. De gilets jaunes comme de la France, il y a donc deux sortes, une majoritaire et pacifique qui demande à l’Etat de réduire sa voilure et de baisser drastiquement les impôts, une minoritaire et agressive qui demande tout et n’importe quoi à l’Etat et remet à l’ordre du jour des idées de gauche dont l’application pendant des décennies a pourtant été un échec monumental à l’instar du mythique – et terriblement contre-productif « impôt sur la fortune » (ISF).

Parce que le glissement à gauche toute semble être insuffisant aux yeux des plus radicaux, voilà que Maxime Nicolle, l’un des leaders du mouvement, propose que les Français retirent leur argent des banques le samedi 12 janvier 2019 dans le cadre d’un « référendum des percepteurs » visant à créer une « panique bancaire » (bank run). Ainsi donc, l’Acte 9 de la mobilisation des gilets jaunes consisterait à « faire peur à cet Etat en toute légalité et sans la moindre violence, » explique un activiste sur Facebook.

Certes l’idée peut séduire mais derrière l’apparence se cache une réalité que personne ne doit ignorer. Soyons directs, une panique bancaire ne servirait pas la France et abîmerait un peu plus notre économie nationale déjà mal au point. Si vous retirez votre argent, il ne produira plus aucun intérêt et vous devrez le cacher dans un endroit à la sécurité autrement plus relative – voire réduite – que celle de votre compte en banque.

Aussi, l’effet domino d’une telle manœuvre mènerait à une crise bancaire profonde qui impacterait l’intégralité des Français, dont les classes moyennes dites « riches » et sans lesquelles allocations, sécurité sociale et services publics ne seraient pas financés – vous savez ces « salauds de riche » à qui on prend tout sans jamais leur dire « merci » et dont on s’étonne qu’ils puissent penser à partir.

Une défaillance même partielle du système bancaire n’assainirait pas la situation mais l’empirerait dramatiquement, créant des millions de chômeurs supplémentaires et transformant la France d’aujourd’hui en Venezuela européen de demain avec des pénuries alimentaires et énergétiques sévères. Que les banques soient critiquables est légitime, mais diffuser le message selon lequel une panique bancaire pourrait avoir un effet positif est faux puisqu’en bout de chaîne, ce sont les clients des banques à savoir vous, moi, nous tous qui serions principalement et négativement concernés.

Enfin, rappelons que si notre système bancaire est imparfait, il emploie de très nombreux Français, permet à la France de se hisser parmi les grandes puissances bancaires mondiales – et c’est un enjeu majeur de souveraineté, et apporte une réelle stabilité à notre dette publique grâce à laquelle son financement est compétitif. Retirez votre argent des banques et aussitôt les taux souverains de la France bondiront et rendront insoutenable le service de notre dette, celle-là même qui est indispensable au versement des allocations, au bon fonctionnement des services publics et à la sécurité sociale.

Attaquer les banques revient en somme à s’attaquer à nous-mêmes. Si plus de contrôle, plus de déontologie, plus d’éthique, plus de solidarité sont probablement nécessaires à notre système bancaire, il convient de rappeler qu’il est indispensable et que des millions de Français en sont d’ailleurs sociétaires. La démagogie n’a jamais mené autre part qu’à la catastrophe, et il ne s’agit pas là de « défendre les banques » mais d’être réaliste et juste.

Racisme anti-blanc : Marlène Schiappa, ministre d’Emmanuel Macron, crée le scandale



Alors que la violence redouble en France tandis que chômage, insécurité et impôts sont au maximum depuis des années, le gouvernement d’Emmanuel Macron et de La République En Marche (LREM) paraît cumuler les impairs qui enveniment une situation déjà tendue.

Ainsi la Secrétaire d’Etat en charge de l’égalité hommes-femmes et ex-blogueuse Marlène Schiappa s’est fendu d’un tweet discutable et que beaucoup d’internautes dénoncent comme raciste.

Le 6 janvier 2019 après un week-end mouvementé qui a vu s’affronter violemment forces de l’ordre et manifestants à Paris, Marlène Schiappa a écrit qu’à « la tête de la haute administration, on a principalement des hommes, blancs, qui ont fait l’ENA. » Aussi, ajoute-t-elle, « on manque terriblement de diversité dans les parcours. Quand tout le monde a le même logiciel, il n’y a plus d’intelligence collective. »

Si la critique concernant l’ENA et son omniprésence dans la haute administration – rappelons tout de même qu’elle fut créée à cette fin – peut se comprendre, en quoi le manque supposé « d’intelligence collective » serait-il déterminé par la peau « blanche » des « hommes » ?

Outre que si le mot « blancs » était remplacé par toute autre couleur et que le mot « homme » était remplacé par le mot « femme », Marlène Schiappa crierait probablement (et légitimement) au racisme et au sexisme en demandant des sanctions judiciaires, il est en effet hautement discutable d’oser émettre un lien de cause à effet entre « hommes, blancs » et « il n’y a plus d’intelligence collective ».

Le même type de propos dans la bouche d’une personnalité politique de droite provoquerait des réactions scandalisées immédiates, dès lors être de gauche autorise-il la tenue d’un propos potentiellement interdit par la loi ?

Quoiqu’il en soit, les mots de Marlène Schiappa suscitent des réactions de plus en plus mitigées dans l’opinion publique et les données disponibles montrent qu’ils portent parfois préjudice à la majorité présidentielle et par extension à Emmanuel Macron.

En attaquant de front les « hommes, blancs », pas sûr que Marlène Schiappa aide concrètement Emmanuel Macron à remporter les prochaines élections européennes qui s’annoncent d’ores et déjà comme une rare berezina pour LREM. Quiconque souhaiterait jeter de l’huile sur le feu ne s’y prendrait pas mieux.

Notes

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A contre-coeur, l’exil tenterait de plus en plus de Français jeunes et diplômés



Le quotidien Le Figaro a publié un article éloquent du géographe Laurent Chalard qui pose la question : les Français fuient-ils la France ? Sans clairement répondre à la question, peut-être par souci du politiquement correct et on sait que le bannissement attend souvent l’enseignant ou le chercheur qui brave la pensée unique, l’auteur insiste sur la très faible croissance du solde migratoire observé en 2015.

Ce dernier ne prend probablement pas en compte l’entrée massive sur notre territoire de « migrants » puisque que M. Chalard rappelle que le recensement est extrêmement difficile en Seine-Saint-Denis où des centaines de milliers d’individus en situation irrégulière y vivraient de l’aveu même des autorités publiques décidément peu capables de faire respecter la loi dans ces cas-là.

Toutefois, indique M. Chalard, l’insécurité, l’islamisme et la fiscalité auraient incité un nombre toujours croissant de Français, la plupart du temps diplômés et plus aisés que la moyenne, à s’exiler pour aller trouver ailleurs ce qu’ils n’estiment malheureusement plus possible en France à savoir la perspective d’un avenir prospère, serein et équitable.

Si l’on en croit les commentaires publiés par les lecteurs du Figaro, nombreux sont les jeunes Français qui, après une première expérience à l’étranger, décident de ne pas rentrer au pays et disent à leurs parents combien ils apprécient cette nouvelle vie. Considérant que les commentaires sont souvent le lieu d’expression des mécontents plutôt que des heureux, doit-on les prendre en compte avec une certaine prudence.

Toutefois, coincés entre un islamisme extrêmement dangereux et un marxisme perpétuel, on ne peut guère nier que parmi les Français les plus instruits, les plus ambitieux et les plus inquiets de ce que devient leur pays, un nombre significatif songe à l’exil. Dans les faits et dans les chiffres, peu ont encore franchi le cap et en restent à cette pensée qui revient chaque fois qu’un attentat islamiste survient, chaque fois qu’un mécontent exige plus d’impôts « pour les riches » alors que les classes moyennes françaises sont les plus (injustement) imposées au monde.

Enfin, l’incapacité de plus en plus visible de l’Etat et les multiples renoncements des gouvernements à lutter efficacement contre ce qui altère profondément la France et pose une menace vitale à son mode de vie, à sa culture et à son peuple pourraient bientôt enclencher une vague d’exil sans précédent. S’il n’est pas encore réalisé, le potentiel existe bel et bien, c’est pourquoi il est urgent de prendre des décisions politiques courageuses si l’on souhaite que la France redevienne une terre d’avenir, de prospérité et de belle vie.