La Chine a-t-elle utilisé une arme micro-ondes dans l’Himalaya ?

Cette information, en cas de confirmation, pourrait avoir une importance significative dans l’étude prospective des conflits militaires futurs et de la parole diplomatique dans une situation de crise.

Selon le quotidien britannique The Times of London, une unité militaire chinoise aurait réalisé une première mondiale en visant des soldats indiens avec une arme électromagnétique à projection de micro-ondes en août 2020 près de « la ligne de contrôle réel » (LAC) qui démarque les territoires sous contrôle chinois et indien dans la région du Ladakh.

Cette zone dont la délimitation est précisément l’objet d’un différend frontalier durable entre la Chine et l’Inde depuis une brève guerre en 1962 aurait donc été le théâtre d’une action militaire strictement technologique, à distance et surtout sans projectile contre des personnels humains.

Jin Canrong, professeur de relations internationales et vice-doyen de l’école en études internationales de l’Université chinoise de Renmin, aurait déclaré que l’arme à micro-ondes a permis aux soldats chinois, dépourvus des compétences et du matériel alors nécessaires, de repousser l’équivalent de chasseurs alpins indiens en progression dans la chaîne montagneuse.

Résultat d’un programme militaire dont l’unique équivalent serait développé depuis 2007 aux Etats-Unis sous le nom de « Système actif de déni », l’arme chinoise serait non-létale et susciterait chez la cible une châleur intra-corporelle l’obligeant à fuir la zone exposée.

D’autres experts estiment toutefois que des conséquences médicales sont possibles, notamment cardiaques et ophtalmologiques.

Outre la signification militaire, l’annonce aurait une importance diplomatique puisque des responsables chinois se seraient félicités qu’en conformité avec le règlement international en vigueur dans la région, « aucune balle n’a été tirée » considérant la nature non-projectile de l’arme employée.

Si les propos de Jin Canrong n’ont pas été confirmés indépendamment des publications britanniques qui les ont d’abord reproduits ni par les autorités politiques chinoises, on doit accueillir l’information avec prudence mais aussi présumer que l’universitaire s’exprime avec les précautions en usage dans l’empire du milieu.

On note que Jin Canrong a notamment travaillé sur les responsabilités de la Chine comme « puissance globale » et sur ses perspectives diplomatiques et technologiques.

Explications (en anglais)

Les opinions exprimées sont uniquement celles de leurs auteurs.

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