Coronavirus et Macron : on lâche les EHPAD tout en faisant bloc ?

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« Nous devons faire bloc, » a insisté Emmanuel Macron, masqué, à l’adresse des Français lors d’une visite à Mulhouse oubliant toutefois de préciser que ce bloc n’inclut manifestement pas les personnes âgées, c’est-à-dire les parents et les grands-parents de millions de ses compatriotes.

En effet, la même majorité LREM qui s’emploie à « sauver » puis à amener en France des « migrants » par centaines de milliers chaque année au motif d’un « devoir humanitaire » louable abandonnerait, en même temps, des milliers de nos anciens à une mort certaine.

Les informations en provenance des EHPAD sont inquiétantes.

Les millions d’entre nous qui, parce qu’ils sont âgés et dépendants, logent dans un Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) sont exposés à un risque de décès extrêmement élevé, dans la solitude, s’ils contractent le coronavirus Covid-19.

En effet, ils ne devraient pas bénéficier d’une hospitalisation et devront être traités au sein de leur EHPAD, sans possibilité donc d’utiliser un ventilateur ou un respirateur en cas d’aggravation de leurs symptômes.

Ainsi donc, le chef de l’Etat appelle « à protéger nos aînés » tout en les laissant à eux-mêmes ?

Au-delà de ce terrible « en même temps », nombreux sont ceux qui expriment une vive colère à l’encontre d’un gouvernement si dévoué pour sauver quiconque souhaite rejoindre la France mais décide, de fait, de condamner des gens qui, dans leur immense majorité, ont été des citoyens respectueux, productifs et parfois même héroïques.

Si la gestion d’une crise épidémique impose des choix terribles à savoir prioriser le traitement de ceux dont les chances de survie et de longévité sont les plus élevées, ce qui est compréhensible d’un point de vue étatique, qu’en sera-t-il de ceux qui ne respectent pas le confinement ou sortent de prison prématurément ?

Comment Emmanuel Macron justifiera-t-il à ceux dont les parents ou les grands-parents sont morts que leur vie valait moins que celle de gens qui n’ont pas respecté les consignes ?

Comment Emmanuel Macron justifiera-t-il la pénurie des moyens rudimentaires de protection et son impréparation après deux mois d’avertissements et qui auront donc provoqué des décès évitables ?

Au-delà de la difficulté immense et bien compréhensible de la gestion d’une telle crise, cette épidémie de coronavirus interroge sur les priorités du gouvernement, sur ses décisions plaidées comme « humanistes » en contradiction au moins éthique avec sa gestion de la crise vis-à-vis de ses citoyens âgés, et sur sa responsabilité dans le bilan épidémique général.

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