Un américain est-il vraiment mort en ingérant de la Chloroquine ?

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Cette fois-ci, les chasseurs subventionnés autoproclamés de la vérité n’ont manifestement pas vu l’info passer. « Un américain est mort en ingérant de la Chloroquine, » affirment en chœur de nombreux médias parmi lesquels les quotidiens les plus lus et les plus réputés.

La chloroquine, c’est cet antipaludique vanté par le prof. Didier Raoult de l’IHU de Marseille et dont il affirme qu’il est le « rémède » contre le coronavirus Covid-19.

S’inscrivant dans une vaste controverse nationale alors que des pays comme les Etats-Unis ou Israël ont décidé très rapidement d’en généraliser l’usage en début de traitement, la chloroquine suscite les espoirs de millions de Français aussitôt douchés par la grande prudence – probablement bienvenue mais nous ne sommes pas médecins – des autorités publiques.

Les mêmes autorités qui, dans le pays le plus fiscalisé au monde et dont les dépenses sociales représentent 15% du total mondial pour seulement 1% de la population mondiale, peinent à fournir masques et gels aux soignants, aux pompiers, aux forces de l’ordre et encore plus à la population.

On ne s’étonnera donc pas de voir circuler en une des journaux une information maladroitement présentée à savoir que l’américain en question n’a pas ingéré de la chloroquine mais du phosphate de chloroquine, confondant une boîte de Nivaquine avec un bidon d’additif pour nettoyage d’aquarium.

En résumé, les médias vous informent en insistant sur le fait qu’un parachutiste est décédé en sautant équipé d’un parachute… confectionné avec un sac poubelle. Errare humanum est, certes mais quand même.

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