Coronavirus : le confinement pour tous sauf dans les cités ?

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Le dernier numéro du Canard enchaîné est un florilège de ce qu’un gouvernement ne devrait pas dire ni faire tant ses renoncements créent autant de doses de défiance qui finiront un jour par tout balayer.

Entre autres exemples parmi les plus édifiants, on trouve cet article qui relate une vidéoconférence du 18 mars 2020 du ministère de l’intérieur et des préfets de zone de défense pendant laquelle on admet que « le confinement est pour tous » sauf exception.

Symbolique de la contradiction qui anime le sommet de l’Etat dans sa « gestion » de la crise épidémique de coronavirus Covid-19, cette réunion a confirmé tout ce que la « droitosphère » ainsi nommée par les médias affirmait depuis plusieurs jours à savoir qu’en ville ou en campagne, c’est 135 euros pour celui qui déambule mais c’est « open bar » dans les « quartiers » autrement appelés par les droitistes « zones de non-droit ».

En l’occurrence, difficile de nier un tel qualificatif puisque de fait, le secrétaire d’Etat et ancien directeur de la DGSI Laurent Nunez estime que « ce n’est pas une priorité que de faire respecter dans les quartiers les fermetures de commerces et de faire cesser les rassemblements. »

Ainsi donc le gouvernement d’Emmanuel Macron mène-t-il « une guerre » en abandonnant des pans entiers de son territoire au risque que ceux-ci deviennent les foyers d’une future nouvelle vague épidémique.

En matière d’autorité de l’Etat, on a vu mieux et on ne saurait honnêtement plus s’activer que ce gouvernement pour faire gagner Marine Le Pen à la prochaine présidentielle.

Si de tels renoncements peuvent correspondre à une tactique temporaire d’évitement de nouvelles difficultés en l’insuffisance d’effectifs policiers, il aurait fallu reprendre la maîtrise du territoire avant qu’une crise majeure n’éclate à l’instar du coronavirus.

Gouverner, c’est prévoir, paraît-il !

8 commentaires

  1. PATIN Répondre

    Il n’y a aucune stratégie politique dans le fait d’accepter “les zones de non droit”, mais tout simplement un renoncement car les flics ont tout simplement peur d’aller dans ces quartiers ! C’est beaucoup plus facile de taxer 135€ à un Français ordinaire que d’aller prendre des risques dans ces zones ! La paye, oui, les primés, oui, mais pas de prise de risque ! Bien au chaud dans des véhicules â l’arrêt et moteur tournant ( c’est qui qui paye le carburant ?! )dans des quartiers sans risque et après ça, on rentre toutes sirènes hurlantes au commissariat pour prendre un bon café ! Non sans avoir brûlé un ou deux feux rouges, histoire de montrer qui on est !!! (Observé pendant des années à Versailles…) Je vous laisse juges…

    • Le Politique Répondre

      Les policiers prennent souvent des risques, les payent parfois de leur vie, et à l’impossible nul n’est tenu, surtout quand c’est l’Etat qui échoue à fournir la détermination politique, l’équipement et les effectifs.

    • Sam Répondre

      C’est très facile de critiquer derrière un écran…Je te mets au défi de prendre la place d’une poignée de policiers face à une cité…je donne pas 5 mn…on trouvera une flaque jaunâtre sous tes pieds et t’entendre en train d’appeler maman. Ils n’ont tout simplement pas assez de pouvoir, ils sont bridés.
      Dans d’autres pays, la loi est plus appliquée car si il faut agir, ils en ont les moyens.
      Tant que l’on est pas confronté à la situation, on ne réalise pas assez…

  2. jean pol marchal Répondre

    Il faudra bien un jour envoye l armee car
    Un moment l etat se retrouva dans une situation qu il n arriveront pas a gerer
    A ce jour l etat eSt deborde avec les banlieues le pire arrive

  3. MARTINEZ Répondre

    Je pensais lire un article journalistique ,je m’aperçoit qu’il s’agit d’une propagande anti RN comme celle menait à chaque présidentielles et qui nous a amené à ce pugilat de politique .Ils ont de beaux jours devant eux les puissants qui nous manipules

    • Le Politique Répondre

      Bonjour, pouvez-vous nous dire pourquoi ou nous citer quel passage vous semble être une “propagande anti RN” ? Merci bien.

  4. Elie DURIOT Répondre

    On a surtout un gros problème avec l’Islam qu’on n’arrivera certainement pas à régler avec une telle attitude des gouvernants. Pour des raisons évidentes et électorales on ne fait rien et on refuse de comprendre que ce prétendu “Islam français” se développe comme une plante envahissante: il ne suffit pas de couper une ou deux racines car dès ce moment les autres se multiplie à plus grande vitesse! Malheur aux générations montantes de jeunes Français!

  5. Thierry Répondre

    La paix sociale à un coût. Et on va un jour en payer le prix fort. Quand on est diriger par des poltrons qui ne pensent qu’à faire payer des amende à tout va et qui est incapable de gérer des cités, alors je pense qu’ils n’ont rien à faire dans ce gouvernement. Après cette crise, des comptes vont être à rendre.

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