Coronavirus et faillite de l’Etat : est-ce la faute au « libéralisme » ?

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En boucle revient cet argument selon lequel le « libéralisme » serait à la source de la faillite de l’Etat dans sa gestion discutable de l’épidémie de coronavirus.

En effet, dans sa version « ultra » comme il existe un « extrême » à droite ou à gauche de la scène politique, « l’ultralibéralisme » peut entamer les capacités de l’Etat s’il s’emploie à échapper à la fiscalité à travers les paradis fiscaux, par exemple. De tels procédés sont inacceptables et tout doit être fait pour y mettre un terme.

Mais affirmer que la France est un Etat « libéral » est en fait absolument faux alors qu’il est le champion du monde toutes catégories des prélèvements obligatoires à environ 46% c’est-à-dire plus qu’en Chine « communiste », que ses dépenses sociales représentent 15% du total mondial soit 15 fois plus que son poids démographique réel de 1%, que le patrimoine de ses citoyens est le plus taxé de la planète et ce jusqu’à la mort.

Employée comme diversion politique destinée à cacher la mauvaise gestion des gouvernements qui se sont succédés ces dernières années, l’accusation de « libéralisme » ne résiste pas à l’étude des faits qui prouvent qu’un euro d’argent public dépensé en France donne un résultat environ deux fois inférieur à un euro d’argent public dépensé en Allemagne.

Dans cette dernière, plus riche, plus développée et beaucoup plus industrialisée, les impôts y sont sensiblement plus bas, le « libéralisme » y est beaucoup plus répandu et pourtant les lits d’hospitalisation y sont deux fois et demi plus nombreux par habitant.

Même constat en Corée du Sud où avec des prélèvements obligatoires environ trois fois inférieurs, l’épidémie de coronavirus y est beaucoup mieux maîtrisée et surtout beaucoup moins létale, tout le monde y disposant de masques, de gels et de tests au point d’en exporter les surplus… vers la France et l’Europe.

Ce n’est donc pas le « libéralisme » qui a dilapidé l’argent des Français, peuple le plus fiscalisé de l’univers, mais bien l’Etat qui, par sa gestion contestable, par sa multiplication des dépenses inutiles au détriment des secteurs essentiels, par sa générosité illimitée étendue au monde entier, par ses armées de comités, de commissions, d’observatoires, de « culture » et de « médias » engouffre chaque année des centaines de milliards d’euros dans un puits sans fond et improductif.

Avec un budget social équivalent au budget militaire des Etats-Unis – qui représente à lui seul le budget cumulé de tous les autres pays du monde, Chine comprise – la France devrait disposer du système de santé le plus moderne, le plus vaste et le plus efficace du monde.

Ce n’est malheureusement pas le cas, en dépit de l’engagement admirable des médecins et des soignants, et c’est donc parfaitement anormal.

L’argent des Français est gâché et détourné vers des objectifs au rapport coût-efficacité négatif qui ne correspondent pas aux tâches d’un Etat responsable, utile et sérieux à savoir privilégier la santé publique, le transport, la sécurité et la défense nationale.

Pour résumer, militer pour que ceux qui payent déjà les impôts les plus élevés du monde – principalement nos classes « moyennes » – en paient encore plus est totalement hors-sujet puisque le mal ne vient pas « de trop peu d’impôts » mais plutôt « de beaucoup trop d’impôts » dépensés n’importe comment et pour n’importe quoi.

La crise sanitaire du coronavirus prouve que le « socialisme » désormais appelé « progressisme » et qui ne correspond en rien au « libéralisme économique » est un échec monumental.

Avec plus de 1.000 milliards d’impôts annuels depuis 2018, où sont les masques, les gels, les tests et les respirateurs ? Voilà la vraie question et la réponse étant « nulle part », c’est là que réside le véritable scandale.

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