Coronavirus : VIPs d’abord ? Les esprits s’échauffent et la colère monte

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La polémique existe depuis déjà une dizaine de jours mais elle a pris un nouvel élan et se répand comme une trainée de poudre dans l’opinion publique depuis qu’Emmanuelle Wargon, secrétaire d’Etat à la transition écologique, a déclaré avoir été diagnostiquée positive au coronavirus Covid-19.

« Je n’ai que des symptômes bénins à ce stade. Je reste chez moi pour me reposer et protéger les autres, » ajoute l’ancienne conseillère technique de Bernard Kouchner.

Ces quelques mots ont soudainement déchaîné les passions.

Pourtant mariée à un médecin-urgentiste en poste en Seine-Saint-Denis, ce qui expliquerait la pertinence de s’être faite diagnostiquer, de nombreux internautes – dont des médecins affirmant présenter des symptômes sérieux du Covid-19 – s’insurgent contre ce qu’ils interprètent comme un « passe-droit ».

A la liste des personnalités politiques testées se sont ajoutées, entre autres, Franck Riester, Christian Jacob, Brune Poirson, Christian Estrosi ou encore Michel Barnier, une suite de noms connus suffisamment longue pour susciter un soupçon qui en dit long sur l’état des relations entre les Français et leur classe politique.

« Je suis soignant, ma femme est infirmière, 4 jours de fièvre > 38.5 et on lui dit pas de test PAS DE TEST, » s’exaspère un cadre informatique. « Des tests et des médicaments pour eux, la mort pour nous les sans-dents ! » s’exclame un internaute usant de l’expression de l’ex-président socialiste François Hollande.

« Mes deux parents médecins âgés de plus 65 ans n’ont pas eu de masque et présentent tous les deux des symptômes mais ne peuvent être testés. Vous oui. Vous n’imaginez pas ma rage, » écrit pour sa part François-Xavier Emmanuelli, avocat au barreau de Paris et président de l’association des Corses du palais.

Comme lui, des milliers de concitoyens laissent éclater leur colère, l’un affirmant « que son épouse a les poumons qui sifflent et qu’elle n’a toujours pas été testée » pendant qu’un autre déplore « que ses parents soient livrés à une mort certaine si le coronavirus entre dans leur EHPAD. »

Dans le contexte d’une pénurie de produits de première nécessité à l’instar des masques FFP2 et devant la communication brouillonne voire contradictoire d’Emmanuel Macron et de son gouvernement, les esprits s’échauffent et beaucoup promettent « des actions en justice » voire « de la violence » si leurs proches touchés par le Covid-19 venaient à souffrir de séquelles ou à décéder.

Il paraît donc plus qu’urgent que la réponse des autorités politiques aux besoins croissants en tests, en équipements et en prises en charge soit beaucoup plus rapide, étendue et forte.

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