Le coronavirus balaiera-t-il Emmanuel Macron et les « élites » ?

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L’incapacité tragique des « élites » au premier rang desquelles le président de la République Emmanuel Macron à anticiper le danger du coronavirus puis à fournir aux personnels soignants les moyens les plus rudimentaires – comme de simples masques de protection FFP2 – suscite un sentiment de défiance très important.

Alors que l’unité nationale paraît se faire à mesure que les Français doivent lutter contre l’épidémie, beaucoup d’entre eux s’insurgent contre le fait que si les « personnalités » – du monde politique comme médiatique – bénéficient supposément d’un dépistage rapide même en l’absence de symptômes graves, de nombreux citoyens lambda se plaignent de se le voir refuser malgré la gravité de leur état.

En sus donc de l’impréparation voire de l’inconscience qui ont mené la France à subir l’épidémie de plein fouet, l’inégalité perçue comme telle par une part croissante de la population génère des sentiments extrêmement négatifs à l’encontre des « élites » et le phénomène a pris une ampleur bien plus significative suite aux révélations de l’ex-ministre de la santé Agnès Buzyn.

Jugée crédible par de nombreux Français, elle aurait dès janvier averti Emmanuel Macron et le premier ministre Edouard Philippe de la gravité de la situation mais ses appels seraient restés vains pendant que des vidéos en provenance de Chine laissaient pourtant présager le pire.

La quadruple addition 1) de la situation de crise relative au virus, 2) du confinement, 3) de l’inégalité ressentie concernant le traitement supposé « privilégié » des « élites » et 4) du doute renforcé par Agnès Buzyn forment un cocktail explosif qui, s’il était détoné, fragiliserait grandement l’autorité publique au pire moment.

Le coronavirus ne se limite pas à une problématique de santé publique, il constitue aussi un potentiel hautement volatil de remise en cause de la majorité politique conduite par Emmanuel Macron.

« Il y aura des milliers de morts, » a prévenu Agnès Buzyn et chacun d’entre eux pourrait transformer autant de familles entières en virulents contestataires de La République en Marche (LREM) et plus largement des « élites » qui, bien qu’informées, ont semble-t-il minoré la menace.

Face à eux, ce ne sont pas des « gilets jaunes » mais des médecins, des soignants, des citoyens de toute opinion et de toute catégorie sociale qui, ulcérés de constater les failles de leur pays pourtant champion du monde des impôts, ne supportent déjà plus ni l’autorité ni les injonctions de ceux qui ont si souvent échoué à les protéger.

Si Emmanuel Macron dénonce avec raison que « trop de Français prennent les consignes de confinement avec légèreté, » qu’il sache que réciproquement de nombreux citoyens ne lui pardonnent pas sa légèreté ni son impréparation ni celles de son gouvernement face au coronavirus.

Il s’agit d’une question de vie ou de mort et les « élites » ont échoué, « encore ! » estiment de nombreux compatriotes.

1 Commentaire

  1. roro Répondre

    Qu’ils dégagent cette bande de menteurs ils ont rien foutus.Si organiser les élections pour nous expliquer juste après des mesures de confinement.

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