Jusque dans l’Orne comme ailleurs, des Eglises sont profanées

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Le phénomène a gagné en ampleur ces dernières années et la croissance du nombre de cas ne rassure pas. Au ministère de l’intérieur, les statistiques officielles soulignent la sévérité de la situation puisqu’elles comptent 1.052 « actes antichrétiens » en France en 2019 contre 1.038 actes en 2018 dont « 996 actions et 56 menaces ».

Menant « des actions quotidiennes de prévention et de protection des sites sensibles, en particulier religieux » le ministère de l’intérieur – comme la classe politique dans sa globalité – ne prendrait pas, selon de nombreux électeurs, de dispositions suffisamment énergiques pour enrayer ce phénomène qui meurtrit la population française dont la grande majorité est, si elle n’est pas pratiquante, de culture chrétienne.

Preuve que les actes antichrétiens ne connaissent plus de frontières, l’hebdomadaire Le Perche relate le 17 février 2020 la profanation de l’église de Mortagne-au-Perche, charmante commune d’environ 3.800 habitants située au cœur d’un parc naturel régional et connue pour son accueil, son art de vivre et ses récompenses culinaires. « Le tabernacle principal a été fracturé. Le ciboire a été cassé et vidé », indique au journal local Jean-Baptiste Balaÿ, curé de Mortagne-au-Perche, qui déplore « un acte grave pour l’Eglise, une offense à tous les chrétiens. »

Dans ce contexte, nombreux sont les habitants chez qui pointe l’incompréhension devant la multiplication d’actes aussi hostiles. Affirmant que l’incendie présumé accidentel de Notre-Dame de Paris ne serait que « la pointe visible de l’iceberg », des internautes très actifs sur les réseaux sociaux vont jusqu’à dénoncer « l’inaction » du gouvernement. Enfin, rappelons que 541 actes antisémites et 154 actes antimusulmans ont aussi été rapportés en 2019.

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