Face au « séparatisme islamiste », une classe politique désunie

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Alors que huit personnes ont été tuées dans un attentat présumé d’extrême droite à Hanau en Allemagne où les forces de police se sont récemment activées pour démanteler un réseau d’individus soupçonnés de vouloir attaquer des mosquées, la problématique de l’islamisme a dernièrement connu une forte médiatisation dans le cadre de la visite et de la conférence de presse du président Emmanuel Macron à Mulhouse.

L’intervention présidentielle a suscité des réactions contrastées mais dont la vivacité paraît démontrer qu’Emmanuel Macron a au moins réussi à relancer le débat, préalable indispensable à la recherche de solutions viables face à un défi jugé imminent comme immense par la majorité des observateurs et commentateurs politiques. Dans ce contexte d’une possible surenchère rhétorique à la veille des élections municipales, quelques élus expriment des points de vue pour le moins originaux qui ne manquent pas de provoquer des réactions diverses voire parfois indignées.

Si le député La République en Marche (LREM) du Val d’Oise Aurélien Taché estime que « l’Islam est la deuxième religion en France donc il doit y avoir des imams français, qui parlent français, formés en France, » il s’est attiré des commentaires virulents en affirmant que « enseigner l’arabe dans les écoles publiques (…) est une excellente idée ». Le vice-président des Républicains (LR) Guillaume Peltier préconise quant à lui l’envoi d’une « force d’intervention policière et militaire dans tous les quartiers perdus » afin de « ne plus céder face à l’Islam politique ».

De ces deux façons profondément opposées quant à la manière de solutionner la question brûlante du présidentiellement nommé « séparatisme islamiste », de la part de deux élus dont les partis politiques partagent pourtant des opinions communes, on comprend que la France est politiquement comme collectivement encore loin de réunir les conditions nécessaires d’une réponse efficace et réaliste au défi islamiste.

1 Commentaire

  1. Brosset Répondre

    Guillaume Peltier, le “traitre politique” qui d’abord à été au Front National (FN), puis le Mouvement Pour la France (de Villiers) et maintenant Les Républicains (LR)! J’ai moi-même été un responsable au MPF où j’avais vu son cirque de carriériste et son baratin de fonctionnaire politicard, à rejeter quelque soit le parti politique.

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