Avant Hanau, la DGSI a plusieurs fois alerté sur la menace « ultradroite »

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La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) avait annoncé fin 2018 le démantèlement de trois réseaux « d’ultradroite » depuis juin 2017 et qui étaient soupçonnés de vouloir attaquer des mosquées et des musulmans.

A plusieurs reprises en 2016 et en 2017, son ancien directeur Patrick Calvar insistait sur le risque augmenté de confrontation violente entre les islamistes et l’ultradroite peu après la vague d’attentats islamistes perpétrés en 2015 et en 2016.

S’il n’existe pas d’organisation ou de stratégie idéologique de grande ampleur comme avec Daesh ou Al Qaeda chez les islamistes, quelques groupuscules étiquetés ultradroite semblaient suffisamment structurés pour mener « des actions radicales » selon l’actuel Secrétaire d’Etat et lui aussi ancien directeur de la DGSI, Laurent Nunez, en 2018.

L’interpellation d’une dizaine de membres d’un groupe nommé Action des Forces Opérationnelles (AFO) en plusieurs régions avait découlé de son infiltration par un agent de la DGSI, preuve d’une capacité potentielle de passage à l’acte telle qu’évaluée par les analystes de la sécurité intérieure.

Les neuf assassinats perpétrés le 19 février 2020 à Hanau par un cinquantenaire allemand animé par des convictions « d’extrême droite » ne donnent pas à l’heure actuelle d’indication sur son appartenance à un groupe organisé dans le but de commettre des infractions à caractère terroriste.

Cependant, la saisie du parquet antiterroriste allemand souligne toutefois la motivation terroriste de l’individu, agrémentant l’idée que le passage à l’acte craint par la DGSI ces dernières années est devenu réalité chez nos voisins.

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