L’incendie de Notre-Dame de Paris est-il un rappel de ce que nous sommes ?



L’incendie extrêmement dommageable de la Cathédrale Notre-Dame de Paris, présumé accidentel par les autorités « avant même qu’il ne soit éteint » insistent encore de nombreux internautes, pourrait finalement et en quelque sorte générer au moins quelque bien.

Non seulement la mobilisation de la classe politique toute entière, hormis quelques cas indéfinissables à gauche, a dépassé selon nous l’habituelle exploitation électoraliste d’un drame national pour être l’expression spontanée d’une émotion sincère devant 856 ans d’une Histoire richissime partant en fumée.

D’Emmanuel Macron à Laurent Wauquiez à Jean-Luc Mélenchon, quasiment personne n’a échappé à ce profond sentiment de soudaine tristesse devant la destruction d’un symbole éminent qui fonde notre identité et notre culture nationales, notre civilisation.

Celle-là même que certains s’emploient à nier jusqu’aux confins de l’absurde ressurgit telle la Croix miraculeusement étincelante et toujours debout au milieu des dégâts, nous rappelant que chacun d’entre nous appartient à un ensemble plus grand, plus fort et plus élevé que notre seule individualité.

Dans le feu, Notre-Dame nous rappelle en cette Semaine Sainte que la France et son Histoire ne sont pas nées en 1789 et moins encore ces quarante dernières années pendant lesquelles diverses politiques se sont efforcées de nous transformer en masse insignifiante, en agrégat insipide d’individus uniquement animés par leurs ambitions solitaires et désireux de se structurer en communautés dé-constructrices de l’unité nationale.

Presque personne, pas même le progressiste le plus hors-sol, n’est resté totalement insensible face à ce nouveau drame, certes et heureusement sans pertes humaines, qui nous ramène à ce que nous sommes vraiment lorsque surgit l’épreuve à savoir des êtres enracinés, soucieux voire conscients d’appartenir à quelque chose de bien plus grand que soi.

Ce retour de la gravité, presqu’autant au sens propre qu’au sens figuré, pourrait bien s’avérer salutaire si l’on reprend enfin conscience que l’attachement n’empêche pas le progrès et que la spiritualité participe pleinement de notre Humanité.

Auteur : Le Politique

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3 réflexions sur « L’incendie de Notre-Dame de Paris est-il un rappel de ce que nous sommes ? »

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