Malgré le Grand Débat, Macron peine à réduire le mécontentement populaire



Le mouvement des « Gilets jaunes » dont Le Politique avait identifié les prémisses dès l’été 2018 et dont l’acte I se joua dans les rues en novembre n’est certes plus celui des débuts, désormais abîmé par la participation contestée de l’extrême gauche accompagnée de violents débordements.

Si ces derniers sont très massivement rejetés par les Français, et quand bien même aurait-on l’impression comptable depuis la place Beauvau que le mouvement des gilets jaunes s’essouffle, l’ambiance générale sur le territoire national n’a semble-t-elle pas été fondamentalement modifiée par le « Grand Débat ».

En effet, seule une faible minorité d’à peine 5% à 7% estime que les discussions « populaires » entre la majorité En Marche (LREM) et le « peuple » ont été bénéfiques et qu’elles déboucheront sur une nette amélioration et une meilleure compréhension. Pris dans l’autre sens, ce seraient donc 93% à 95% des Français qui n’auraient pas été convaincus par le « Grand Débat » et chez une part significative d’entre eux, le mécontentement paraît aussi vif qu’à l’été dernier lorsque Le Politique anticipait la formation d’une profonde lame de contestation.

Entres autres éléments de contexte, les derniers déplacements d’Emmanuel Macron en région ont été relativement difficiles et ont requis la mobilisation de moyens rarement aussi significatifs pour sécuriser la venue d’un Président de la République au cœur d’un pays qu’il a pourtant la haute fonction de représenter.

En Bretagne où Emmanuel Macron s’est déplacé pour animer l’un des derniers « Grands Débats », l’ambiance constatée et les critiques exprimées à l’encontre de l’exécutif ont rappelé celles d’avant l’apparition des gilets jaunes sur la scène publique.

En somme et en dépit de la volonté louable de mieux comprendre les raisons du mécontentement, Emmanuel Macron ne bénéficie pas d’une meilleure appréciation populaire et son capital sympathie semble inchangé. Outre l’échec apparent donc – mais que seuls les prochains mois confirmeront ou infirmeront – il pourrait s’avérer erroné d’estimer que la contestation est terminée.

Selon les données disponibles et de notre point de vue, les sous-jacents de la crise politique existent toujours et l’acrimonie générale n’a que peu baissé ; les élections européennes pourraient donc n’être qu’une pause avant de potentielles nouvelles complications.

Auteur : Le Politique

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Une réflexion sur « Malgré le Grand Débat, Macron peine à réduire le mécontentement populaire »

  1. Comment en serait-il autrement ? Les annonces de l’exécutif comme celles des marcheurs ont toujours été mensongères.
    Le déblabla a été confisqué par les spécialistes du monologue, avec Macron en tête ; lequel en a profité pour asséner ses points de vue sur l’Europe, se chargeant en cette occasion de polluer la campagne avec l’agent du contribuable et la complicité active des médias.
    Il paraît que ce faux débat devait se terminer le 15 mars mais il continue en avril. Ce qui laisse à penser qu’il appparaît que Jupiter joue la montre pour prolonger afin de passer par dessus
    Il paraît qu’il y a eu 2 millions de participants.
    Il paraît que des enseignements en ont été tirés.
    Tant qu’il n’y aura pas de communication sur les dolénces présentées, le peuple tout entier ne peut que penser qu’on aura dépensé 12 M d’Euros pour rien et qu’aucune des améliorations attendues sur le pouvoir d’achat, la baisse des impôts et des taxes et une meilleure participation citoyenne, la grogne ne sera pas éteinte et, surtout, la contestation pourrait reprendre, plus violente encore.
    En ce qui me concerne, je suis certain qu’il n’y aura aucun retrait sur les stupides idéologies de Macron.

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