Gilets jaunes et crise politique : le « changement », c’est maintenant ?



Les données en provenance du terrain sont contrariantes pour le gouvernement d’Emmanuel Macron et rarement a-t-on constaté une telle détermination dans la volonté populaire pour qu’il cède enfin à ses revendications.

Le vaste mouvement des gilets jaunes rappelle au pouvoir politique qu’en France, à force de brimades, d’humiliations et de taxations, le peuple reste toujours capable de reprendre possession de son pays et s’inscrit dans une longue Histoire qui en a maintes fois prouvé tant la bravoure que l’audace.

Aujourd’hui en 2018 se profile peut-être bien plus qu’une simple protestation populaire encouragée par le soutien massif de l’opinion publique, il y a peu posait-on la question de savoir si la contestation pouvait se muer en révolution ?

A voir les « troupes » de gilets jaunes qui s’organisent sur internet, qui étendent leur action partout sur le territoire et se structurent afin de durer voire de durcir dans le temps, les prémisses d’une révolution ou d’au moins une crise politique majeure sont d’ores et déjà observables.

Il va s’en dire que la réponse d’Emmanuel Macron et de son gouvernement a été jusque-là d’une faiblesse qui a catalysée la force d’un mouvement de fond qui est né d’années d’échecs politiques retentissants.

Ce dernier se résume en un groupe aux contours non délimités, aux lignes idéologiques non fixées et il s’appelle « le peuple », celui-là même dont « les élites » en avaient oublié jusqu’à l’existence tant elles étaient affairées à décider l’édification d’un « nouveau monde » qui se ferait avec ou sans lui – mais avec ses deniers.

Auteur : Claire Beauchamp

Claire Beauchamp est féministe, libérale et passionnée d'histoire politique.

Une réflexion sur « Gilets jaunes et crise politique : le « changement », c’est maintenant ? »

  1. La réponse du président est venue de loin..d’Argentine….
    En fait il s’agit d”une confirmation de propos déjà tenus..et relayés par le premier ministre et d’autres.
    Il n’y aura rien de fait avant trois mois et encore……..et de toute façon il ne changera rien à ce qu’il a décidé de faire.
    Au moins cela a la mérite de la clarté….ce qui va entraîner une réaction qui risque d’être forte malgré une tentative vouée à l’échec du premier Ministre qui ne pourra rien faire sinon confirmer la position du chef de l’Etat…tout en essayant de persuader ses interlocuteurs de faire preuve de patience….
    Il y a de très grandes chances que ce stratagème ne fonctionne pas…mais au contraire provoque une flambée supplémentaire de contestations.
    Les syndicats dont l’absence n’est pas passée inaperçue ..vont tenter d’accompagner le mouvement mais avec des pincettes….il ne s’agit pas de mettre en péril leurs subventions(étatiques)..tout en répondant à une base qui leur reproche leur manque de combativité pour défendre le peuple des petits salariés…Un comble!
    A moyen terme les élections européennes vont servir de défouloir…et le mistral de la contestation risque fort de ne pas être gagnant pour la REM..;et son chef!…Une fessée(tant décriée) est possible…
    Si c’est le cas,la probabilité grandissant chaque jour, quelle leçon en sera tirée par le Président? D’autant que dans d’autres pays l’opposition à Bruxelles grandit…..
    Le pouvoir des banques et du système financier en général est trop étendu et les citoyens commencent à percevoir qu’ils ont été abusés par des gens peu scrupuleux..
    Ce n’est plus une marmite dont le couvercle risque de sauter ….sous la pression..mais une bombe dont le minuteur n’est pas visible…et qui risque d’exploser. à tout moment.
    Tant va la cruche à l’eau ..qu’à la fin elle se casse….
    Et le peuple, représenté par la cruche, y va depuis bien trop longtemps….à l’eau !
    Ce bon Jean de La Fontaine n’est pas à coup sûr la lecture préférée de nos gouvernants.

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