Macron et En Marche : pas d’asile pour Asia Bibi mais pacte pour les migrations



L’hypocrisie est-elle le véritable moteur du « progressisme », un simple amoncellement de bons sentiments et de contradictions politiques ? En bref, ce « progressisme » qui dans les faits paraît être l’ultime sommet de la « gauche caviar » qui dit au peuple ce qu’il doit faire, se fait élire dans le 93 et vit avenue George Mandel dans le 16ème.

L’exemple le plus frappant ces derniers temps consiste à obliger les Européens à accueillir le monde entier et à se sacrifier pour lui, à tout faire pour émouvoir les chaumières sur la pauvreté d’autrui sans un instant se préoccuper de la précarité qui saisit les familles françaises et les jette de plus en plus sur les bas-côtés du « nouveau monde », de la « disruption society » où les plus prétentieux des incompétents tiennent lieu de héros.

Ainsi en est-il d’Emmanuel Macron qui, sans demander leur avis aux Français, souhaite signer le pacte mondial pour les migrations et dont certains analystes pensent qu’il pourrait ouvrir la porte de notre pays à potentiellement un million de « migrants » d’ici 2022. On ne saurait rester insensible au sort de ces gens qui fuient la guerre et la misère, explique sans cesse Jupiter et il a raison sur ce point.

Sauf que ce même personnage divin reste sourd aux appels répétés, notamment par Laurent Wauquiez, Nicolas-Dupont-Aignan ou Marine Le Pen ou par de nombreux intellectuels de tous bords, d’accorder l’asile à Asia Bibi, une chrétienne acquittée par la Cour suprême du Pakistan pour avoir bu l’eau d’un puits réservé aux musulmans. Après des années d’incarcération, sa vie est menacée par les islamistes au point que son avocat s’est exilé aussitôt que la Cour suprême s’est exprimée.

Résultat à l’Elysée, silence total, de même qu’au Royaume-Uni, le premier ministre Theresa May a renoncé au motif que cela provoquerait des « troubles publics ». Alors que l’Europe accueille le monde entier, alors que la faute historique de la chancelière allemande Angela Merkel d’ouvrir les frontières a depuis grandement facilité les attentats islamistes, Emmanuel Macron qui plaide pour « l’humanisme » contre le « nationalisme » fait mine d’ignorer le sort d’Asia Bibi.

Preuve que le « progressisme » est l’idéologie des gens qui n’ont aucune conviction hormis celle de capter le pouvoir pour mieux s’en servir à leur unique profit. Le « progressisme » est un gouffre dans lequel l’injustice prend le pas sur la justice et où la victime devient coupable.

De même qu’Emmanuel Macron fait le fort contre les « gilets jaunes » et le faible avec tout ce qui menace profondément notre sécurité, il fait aussi le fort pour accueillir quiconque veut s’installer en France mais le faible quand il faut accueillir Asia Bibi. Le « progressisme » serait-il donc une escroquerie n’ayant rien à voir avec le « progrès » ?

Auteur : Claire Beauchamp

Claire Beauchamp est féministe, libérale et passionnée d'histoire politique.

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