Sous Macron, la Liberté d’expression se meurt peu à peu dans l’indifférence



Rappelez-vous il y a une trentaine d’années environ lorsque nous, Européens, étions stupéfaits qu’un journaliste puisse être menacé de mort pour ses écrits. Et puis il y a eu Charlie Hebdo, assassiné pour avoir publié des caricatures.

Sans oser un instant la comparaison mais ces quelques mots permettent de résumer l’évolution contextuelle et circonstancielle de notre Europe en perdition, peut-on ajouter qu’aujourd’hui en France, dans cette vieille nation dirigée par un jeune « progressiste » inconnu il y a encore quatre ans, s’exprimer politiquement et librement est devenu un véritable combat.

Ce qui fut longtemps un droit fondamental, à savoir la Liberté d’expression, est devenue une exception réservée aux quelques apôtres triés sur le volet et sanctifiés par leur Seigneur alias « Jupiter ».

De parole libre, y’en a-t-il encore quand 26 chaînes TNT sur 26 relaient 24 heures sur 24 la « parole présidentielle » ? De liberté éditoriale, y’en a-t-il encore quand les « grands » quotidiens, les hebdomadaires et tous les magazines – à l’exception de deux ou trois – sont subventionnés par le gouvernement et donc logiquement inféodés – bien qu’ils s’en défendent – à une vision monocolore, principalement brune-progressiste, du monde ?

Les mêmes qui écrivent n’importe quoi dans la presse viennent le répéter à la télévision ou à la radio. Les mêmes qui ne comprennent rien s’invitent entre eux pour « débattre » et débiter chaque fois, toujours, la même conclusion à savoir que le peuple est con et qu’eux, les « élites » bien logées et gavées jusqu’à exploser, savent tout sur tout.

Ils n’ont pas vu Trump. Ils n’ont pas vu l’islamisme. Ils n’ont pas vu la misère. Et le pire dans tout ça est que ces aveugles sont recrutés en masse comme opticiens de la pensée obligatoire infligée et imposée à un peuple méprisé qui doit quand même les payer avec ses rares deniers.

De presse libre, il n’y en a pas. De radio libre, il n’y en a plus. De « journalistes », il en reste peut-être deux ou trois. De Liberté d’expression, il n’y aura bientôt plus rien hormis quelques « cinglés-citoyens » indépendants qui risquent tout – leur vie professionnelle, financière voire leur vie tout court – pour exprimer via internet le réel plutôt que l’insupportable fiction marketing d’un « progressisme » antithèse parfaite du véritable progrès.

Jusqu’au jour où d’internet accessible aux Gaulois réfractaires, aux gens qui ne sont rien, aux illettrés, aux beaufs et aux « gilets jaunes », il n’y en aura plus. Jupiter a beau jeu de dénoncer le « nationalisme » alors que dans son pays aucune presse, aucune radio, aucune télévision « mainstream » et véritablement libre n’existe.

Tout pour eux, rien pour les gueux, voici leur devise, et pendant qu’ils roulent à vos frais en berline turbo-diesel avec chauffeur et gardes du corps, roulez donc en Renault Zoé d’occasion et sans batterie. A mesure que la France sombre dans la « progressiste » nuit, ces mots me vaudront peut-être un jour mille ennuis.

Mais comme me criait hier un gilet jaune, « rien à foutre ! ».

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Auteur : Claire Beauchamp

Claire Beauchamp est féministe, libérale et passionnée d'histoire politique.

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