Gilets jaunes : l’élection démocratique demeure la seule véritable « contestation »



En politique comme dans tout, existe un temps pour tout.

La mobilisation citoyenne le 17 novembre 2018 des « gilets jaunes » se fonde sur des revendications soutenues par un peu plus des trois quarts des Français à la condition qu’elle reste « bon enfant » et ne dégénère aucunement en quelque agressivité contre quiconque n’y participerait pas.

En effet, seules comptent au final la démocratie et sa seule expression authentique qu’est l’élection. Si cette protestation formule des arguments plaidables et des craintes réalistes, tout citoyen – « gilet jaune » ou non – ne doit pas oublier l’essentiel à savoir que la vie démocratique ne saurait durablement exister sur la base d’un mécontentement aussi compréhensible soit-il.

Pour qui proteste contre Emmanuel Macron, appeler à sa « destitution » n’a par exemple guère de sens ni de légitimité puisqu’il a été élu et qu’aucun grand parti, de LR au RN à LFI, n’a contesté les résultats de l’élection présidentielle aussi discutables furent ses circonstances, surtout pour François Fillon.

Il paraît donc utile de rappeler deux points essentiels : 1) la contestation, surtout quand elle inclut le blocage de la circulation, ne peut avoir qu’une durée limitée, 2) seule compte l’élection. Si un changement politique doit avoir lieu, il ne peut se concrétiser que dans les urnes et à l’échéance démocratique fixée par la constitution et la loi.

Un combat politique ne se gagne pas dans la rue mais dans les urnes. Croire ou propager le contraire reviendrait à constituer un dangereux précédent, hautement contreproductif pour notre vie démocratique et nos libertés publiques.

Auteur : Le Politique

Le Politique publie divers articles destinés à susciter le débat politique.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *