Gilets jaunes : la contestation populaire peut-elle devenir révolution ?



Cela est peut-être plus qu’une simple contestation populaire et l’enchaînement des évènements laisse présager que les circonstances peuvent potentiellement connaître une aggravation soudaine.

Non pas que les manifestants « bon enfant » qui peuplent très majoritairement les colonnes immenses de « gilets jaunes » soient du jour au lendemain devenus des professionnels de l’insurrection mais la conjonction de l’effet de foule, du soutien massif de l’opinion publique et de la passivité gouvernementale constituent un terreau « favorable » – et dangereux.

La source primaire ou dans le langage commun l’allumette qui pourrait bien allumer la mèche d’une confrontation majeure naît de la sous-estimation systématique, chronique voire pathologique par les gouvernements successifs – et plus encore celui d’Emmanuel Macron – du ressentiment et de l’acrimonie qui animent bien des compatriotes actuellement.

Sous-estimation de l’impact absolument immense et dont les effets commencent à peine à s’esquisser des attentats islamistes subis ces dernières années avec la perte profonde de crédibilité de l’Etat qui s’ensuit et qui – les « gilets jaunes » l’ont bien compris – s’est montré incapable de « maîtriser » quelques terroristes. Sous-entendu, que peut bien faire le gouvernement si des millions de Français envahissent l’espace public ?

Sous-estimation de l’impact absolument délétère de la précarité croissante non seulement parmi les catégories les plus pauvres de la population mais aussi, de plus en plus, des classes moyennes alors de plus en plus enclines elles aussi à rejoindre la contestation.

Sous-estimation de l’impact intégralement mal vécu – une humiliation supplémentaire – de l’intransigeance gouvernementale d’Edouard Philippe qui dit entendre mais ne pas bouger d’un iota. Ajoutez à ceci la convergence des « luttes » entre compartiments politiques partageant pourtant peu et se propulse ainsi la mutation d’une contestation populaire en une hypothèse révolutionnaire augmentée.

Le peuple gronde et son mécontentement vient de fort loin et ne date ni d’hier ni de la hausse soudaine des taxes sur les carburants. Gare à ce que le mécontentement ne se change pas soudainement en colère car en l’état actuel de la force publique, Emmanuel Macron et son gouvernement seraient dans l’incapacité probable d’en empêcher les effets.

Sous-estimer systématiquement tout, pour tout et n’importe quand au prétexte que l’on détient le pouvoir et que l’on appartient aux « élites » est une erreur manifeste d’analyse. En effet, la réalité conservatrice du terrain pourrait bien finir par dépasser la fiction de l’entre-soi « progressiste ».

Auteur : Le Politique

Le Politique publie divers articles destinés à susciter le débat politique.

2 réflexions sur « Gilets jaunes : la contestation populaire peut-elle devenir révolution ? »

  1. L’impossible d’hier devient le possible de demain….Comment ce gouvernement peut-il dire qu’il entend et en même temps dire qu’il ne cédera sur rien…..Le premier “sinistre” chargé de la basse besogne en l’absence (remarquée) du président .reste droit dans ses bottes et n’entend en réalité rien du tout …..hormis la voix de son maître!
    Ce dernier pense que le mouvement d’humeur des français s’atténuera avec le temps…..et là il risque de commettre une erreur (de plus)..car dès janvier de nouvelles taxes vont arriver attisant, si besoin était; la colère grandissante des gaulois réfractaires….
    Le Président a tenté de diviser les français ,comme il l’a fait pour les partis politiques..mais là 75% ne sont pas d’accord avec lui….c’est l’inverse qui s’est produit…et il va devoir sérieusement revoir sa copie ou partir…sachant qu’aux européennes le bulletin de vote des “riens” risque de compter pour beaucoup et de le décevoir de façon spectaculaire.
    Mépriser les gens ne peut durer qu’un temps…et le Président devrait se rappeler qu e la roche Tarpéienne est toujours aussi proche du Capitole…malgré les siècles qui passent!

  2. Et pour les handicapés le montant q ion nous versé ne remplace pas un salaire donc nous avons pas le droit aux crédits donc pas pouvoir changer nos véhicules automobiles aller si il faut faire tomber le gouvernement bon courage

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