Si les années 1930 sont de retour alors qui est responsable hormis Emmanuel Macron ?



Si les années 1930 sont de retour, elles le sont principalement et uniquement par l’incapacité terrifiante des « élites » élues et réélues sans cesse depuis des décennies à régler les problèmes du peuple.

Ce même peuple n’a pas cessé de leur faire confiance, n’a jamais cessé de voter « pour la République » contre « l’extrême droite » mais pour quel résultat final hormis sa mort programmée par une fiscalité insoutenable et une destruction organisée de son mode de vie ?

Si les années 1930 font leur retour et que cela effraie Emmanuel Macron alors qu’il comprenne enfin qu’il n’a guère à chercher au-delà de la rue du Faubourg Saint-Honoré le responsable d’un tel enchaînement de circonstances car il est – politiquement et personnellement avec ses prédécesseurs – directement comptable de la situation qui anime aujourd’hui tant d’acrimonie, de rejets et de regrets.

Emmanuel Macron appartient à ces « élites » fortes en concours qui ignorent pourtant l’importance de l’Histoire et en évacuent opportunément des pans essentiels.

Adolf Hitler n’est pas arrivé au pouvoir tout seul, rappelons qu’il a été élu – dans des circonstances contestables certes, un peu comme en France en mai 2017 avec l’élimination programmée d’un candidat – et qu’il fut le résultat terrible de la nullité effarante de la République de Weimar qui, ignorant les malheurs du peuple et ne sévissant guère contre l’insécurité régnant dans les rues, s’évertuait à crier au loup jusqu’à le propulser au pouvoir.

Il appartient donc à Emmanuel Macron d’agir enfin conformément aux souhaits populaires plutôt que de se plaindre de ce qu’il encourage à force d’incompréhension, de déconnexion voire de mépris. Les années 1930 et 1940 furent le résultat authentique d’une politique désastreuse menée contre les peuples et Adolf Hitler en fut l’insupportable conclusion.

Rien n’arrive jamais par hasard et il n’est pas pire qu’un espoir déçu et un peuple humilié.

Le « populisme » est la suite logique du « progressisme » comme l’immobilisme de Weimar face au péril communiste et à la pauvreté gravissime des masses populaires a, en son temps, grandement favorisé l’ascension politique des nationaux-socialistes en Allemagne. Le peuple Français n’a rien de fasciste ni même de « populiste », il désespère seulement d’une politique inefficace et appauvrissante.

Le Français moyen qui roule au diesel et fume des clopes ne supporte plus l’humiliation qu’il subit depuis si longtemps. Le traiter de « populiste » alors qu’il n’a jamais cessé de soutenir la République – Emmanuel Macron a-t-il oublié qu’il lui doit son destin Elyséen alors qu’il n’était qu’un inconnu jamais élu à rien ? – en dépit des maux qu’il endure dans un silence contraint pourrait en effet bien le faire basculer.

L’humiliation, voilà la source de tous les dangers et force est de constater malheureusement que le Français, la France, son Histoire, sa culture, son mode de vie sont humiliés comme rarement auparavant. Si Emmanuel Macron persiste à reconstruire en France non pas la République en Marche mais la République de Weimar, qu’il sache que les mêmes causes produisent souvent les mêmes effets.

Auteur : Jacques Dubuisson

Jacques Dubuisson est fonctionnaire à la retraite et s'intéresse aux problématiques sécuritaires.

Une réflexion sur « Si les années 1930 sont de retour alors qui est responsable hormis Emmanuel Macron ? »

  1. Je crois que l’on remonte beaucoup plus loin que 1930.
    J’ai entendu dire que l’on va réinstaurer les péages aux entrées de certaines villes. Je croyais que c’était un péage qui était en vigueur au moyen-age……

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