Taxe d’habitation : des contribuables se plaignent d’une hausse sensible pour 2018



Ce qui devait arriver arriva et ce ne fut pas faute pour Le Politique de prévenir ses lecteurs dès mars 2017. La « réforme » de la « suppression » de la taxe d’habitation promise dans le programme présidentiel d’Emmanuel Macron et de son mouvement En Marche (LREM) n’était ni financée ni compensée de quelque manière.

A cette contestation, les « militants » LREM et leurs médias subventionnés répondaient alors que des « économies » viendraient équilibrer le tout.

A partir de l’étude des rapports de la Cour des comptes, Le Politique avait cependant estimé que de telles économies relevaient du pari et que non seulement la « réforme » viendrait perturber un peu plus une fiscalité déjà bien instable mais qu’elle aggraverait son coût pour les contribuables.

Résultat, beaucoup d’entre eux se plaignent aujourd’hui de recevoir des avis de taxe d’habitation parfois stables mais plus encore souvent supérieurs, parfois de 30% voire même de 50% sans changement de situation, que l’avis reçu l’année précédente.

En pleine cacophonie d’un remaniement gouvernemental symptomatique d’une profonde crise politique, le mécontentement citoyen augmente donc d’un cran avec la douloureuse obligation de payer plus d’impôts là même où le gouvernement d’Emmanuel Macron avait promis une baisse significative d’au moins 30% dès 2018.

La réponse consistera probablement pour LREM d’affirmer que la faute incombe aux collectivités locales dont on rappelle alors que la perte occasionnée à leurs dépenses par la réforme n’a manifestement pas été compensée.

Comment le serait-elle d’ailleurs alors que le déficit public se creuse, que le chômage augmente et que les taux d’intérêt semblent dans les starting blocks en vue d’une dangereuse remontée ?

Auteur : Le Politique

Le Politique publie divers articles destinés à susciter le débat politique.

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