Nicole Belloubet proteste contre Google Maps et ses photos aériennes des prisons



La ministre de la justice et Garde des Sceaux Nicole Belloubet est mécontente et elle a une bonne raison de l’être.

Malgré sa demande formulée en juillet 2018, le géant de l’internet Alphabet et son service Google Maps n’ont toujours pas flouté les vues aériennes d’au moins 51 prisons françaises selon les estimations du quotidien Le Figaro.

Par exemple, la prison de Réau en Seine-et-Marne d’où s’est évadé le multirécidiviste Redoine Faid le 1 juillet 2018 est toujours visible via la cartographie du site Google Earth mais Alphabet aurait répondu dans une lettre envoyée lundi que le floutage des « zones interdites » définies par l’arrêté du 31 octobre 2017 serait terminé d’ici la fin de l’année.

Cette problématique opposant un Etat à une grande entreprise étrangère pose deux questions essentielles auxquelles les réponses restent à définir puis à appliquer à savoir 1) la souveraineté numérique et spatiale et 2) le droit à l’oubli ou à la suppression.

En effet, quand bien même les vues aériennes seraient-elles prochainement floutées, quid des copies ou des captures d’écran probablement conservées par quelques individus directement ou indirectement intéressés ?

Auteur : Le Politique

Le Politique publie divers articles destinés à susciter le débat politique.

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