« Votre Altesse, Mon Chéri » ou quand Michel Onfray répond à Emmanuel Macron



S’il y a bien quelque chose que le président de la République Emmanuel Macron ne comprend pas, c’est que ce n’est pas en déversant un maximum de kérosène sur les flammes d’un incendie qu’on l’éteint. Ainsi Le Politique pour avoir osé s’interroger sur la cohérence du programme présidentiel d’En Marche au printemps 2017 s’était retrouvé vilipendé dans les médias et ciblé afin d’être « éteint ».

De même pour les retraités à qui intimer de cesser de se plaindre va tout simplement les envoyer en masse dans les urnes afin de se venger de l’affront perpétuel d’Emmanuel Macron. De même donc aussi du philosophe Michel Onfray dont on ne peut absolument pas douter de l’engagement contre le « populisme » et qui, parce qu’il possède quelque honnêteté intellectuelle et quelque indépendance d’esprit, se voit censuré du service public – en l’occurrence France Culture – au simple motif d’avoir déplu à « Jupiter ».

On peut bien sûr être en désaccord avec Michel Onfray sur bien des sujets mais il appartient à ce dernier carré d’intellectuels véritables qui suscite l’utile réflexion et le productif doute ; et sans lequel toute vie proprement intellectuelle aurait disparu de la surface de la France. Malheureusement, ce dernier carré vit sous le feu roulant d’une « majorité » présidentielle qui à l’occasion d’une entrée « par effraction » a pris tous les pouvoirs ou presque dans un pays au bord de l’affrontement sévère entre une minorité de mal-nommés « progressistes » d’un côté et une majorité de présumés affreux et fourre-tout « populistes » d’un autre.

Parce que la censure atteint des niveaux gravissimes, parce que le service audiovisuel public n’est plus qu’une longue propagande au service exclusif de la classe qui s’estime dominante, parce que le débat d’idées a été assassiné, Michel Onfray s’est fendu d’une longue lettre dont les mots ne manqueront pas de choquer, de lui valoir quelque adversité renouvelée et de montrer à quel point monte la colère puisque celle qu’exprime Michel Onfray est partagée par de très nombreux Français de toute opinion politique mais profondément attachés à la République et aux Libertés fondamentales.

S’adressant d’un « Manu » tutoyé à Emmanuel Macron, Michel Onfray écrit que « depuis quelque temps, tu montres en effet que, toi ou tes services, vous n’avez pas grand souci de la légalité » dans une lettre explosive à lire en intégralité via ce lien.

Auteur : Claire Beauchamp

Claire Beauchamp est féministe, libérale et passionnée d'histoire politique.

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