L’antisémitisme et l’anti-Occident gangrènent-ils la France et l’Europe ?



La récente et insupportable agression d’un jeune homme juif, notamment en raison de sa religion, sur le pont Alexandre III à Paris est la suite malheureusement logique d’un laisser-aller indigne d’un pays « développé ». En France, mais aussi partout en Europe de l’ouest, l’antisémitisme se propage et poursuit sa croissance exponentielle au milieu des condamnations politiques d’un côté et de laxismes judiciaires et régaliens d’un autre.

Ce nouvel antisémitisme connaît un corollaire à savoir la croissance toute aussi exponentielle de l’anti-ociddentalisme, à savoir la détestation de tout ce qui est occidental. Les Eglises et les cimetières sont régulièrement ravagés sans que cela ne suscite, cette fois, la moindre condamnation de la part des autorités politiques.

En toute impunité se développe donc la haine de tout ce qui a fait la France et son Histoire, et pas une semaine ne rapporte son lot de faits inacceptables. Sans nier combien les juifs de France et d’Europe sont proportionnellement plus visés, la haine qui les touche et trop souvent les tue est la même qui tue les autres occidentaux et qui s’inscrit dans une dynamique effarante de conquête, de soumission et de totalitarisme.

Qu’à Paris ou n’importe où ailleurs en Europe, un individu puisse être agressé et même pire en raison de sa seule confession est la preuve dramatique que l’Europe régresse à haute vitesse. De civilisée, elle retourne peu à peu dans les ténèbres de la haine au prétexte absolument contradictoire de la soi-disant tolérance, celle-là même qui nous oblige au silence quand nos compatriotes sont assassinés, au Bataclan, dans les rues ou à Super U.

L’antisémitisme d’aujourd’hui et l’anti-occidentalisme sont le fruit d’un seul et même phénomène. C’est une désolation pour l’Europe qui, si elle ne se réveille pas, disparaîtra du monde civilisé. Le gouvernement d’Emmanuel Macron doit sortir sa tête du sable et regarder la réalité en face. Laisser le moindre espace au nouveau totalitarisme n’a rien d’un accommodement mais tout d’une capitulation préventive face aux Hitler d’aujourd’hui et de demain.

Auteur : Jacques Dubuisson

Jacques Dubuisson est fonctionnaire à la retraite et s'intéresse aux problématiques sécuritaires.

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