Le « progressisme » En Marche est-il un nouveau totalitarisme ?



La France est une démocratie, du moins en apparence. Car pour qui observe la vie politique, l’état de santé de notre vie républicaine est dramatique. Pire, notre liberté politique, notre sacro-sainte liberté d’expression, notre vitale liberté de conscience, elles sont toutes à l’orée du pronostic vital engagé.

L’écrasante majorité des médias qui s’ils étaient de véritables entreprises privées non subventionnées auraient depuis longtemps disparu ne relaie qu’une seule pensée, celle de l’obligatoire, insondable, dégoulinant « progressisme ». Celui-là même qui n’a que les mots « démocratie » et « République » à la bouche et s’en révèle le plus zélé bourreau.

Vous n’êtes pas « En Marche » ? Comment, vous êtes de droite et conservateur ? Quoi, vous ne voulez pas accueillir le monde entier à vos dépens ? Alors vous êtes de ces gens qui « ne sont rien », de ces horribles hordes fascistes qui ne se soumettent pas à la destruction méthodique de vos valeurs, de votre mode de vie voire de vos vies elles-mêmes au Bataclan, sur la promenade des Anglais ou au Super U de Trèbes.

Insupportables de bons sentiments mais exportant bien loin d’eux la désolation qui frappe désormais partout, les « progressistes » constituent le terreau d’un totalitarisme soft qui derrière les belles photos people casse le peuple et le livre désarmé à une radicalité d’outre-continent.

Dans un contexte aussi difficile, quelques odieux populistes comme les décrit la minorité progressiste osent contester la vision du monde uniforme imposée à tout le monde, sans exception au risque d’être banni et comblé d’anathèmes.

Débattre de l’action du président de la République Emmanuel Macron ? Inacceptable et probablement bientôt interdit. Contester les résultats de la majorité présidentielle En Marche ? Inacceptable et probablement bientôt interdit. Penser par soi-même et constater le réel tel qu’il est ? Inacceptable et probablement bientôt interdit.

Si Hannah Arendt observait les quelques caciques du « progressisme », si peu nombreux sont-ils qu’ils agissent sous plusieurs « identités », elle pourrait rééditer son œuvre majeure et y ajouter qu’être En Marche ou crève est le sort terrifiant qu’ont choisi les Français. Quelle folie, la République se meurt et sa démocratie avec.

Auteur : Claire Beauchamp

Claire Beauchamp est féministe, libérale et passionnée d'histoire politique.

2 réflexions sur « Le « progressisme » En Marche est-il un nouveau totalitarisme ? »

  1. Et personne ne semble se poser la question de savoir pourquoi les électeurs se conduisent comme des moutons. Ils sont agglutinés devant leurs postes de télévisions où les gardiens des instituts de sondage dénombrent leurs présences. Dans ces enclos surveillés par les ministères de la culture et de la communication ainsi que celui du numérique, les experts évaluent le comportement du cheptel et rapportent aux prétendants bergers les résultats du rassemblement avant la transhumance électorale. De cette manière, ils savent de quelle quantité de laine ils disposeront pour les prochaines tontes fiscales quand ils décideront de se servir sur le dos de leurs électeurs.
    Relisez Rabelais et vous comprendrez que cette masse médiocratique se rendant aux urnes ne bougera que lorsqu’un Panurge s’en prendra à l’un d’eux alors les gardiens de la bourse, les bergers de la finance tomberont à, et de, leur tour dans les eaux de la colère. Hélas, les bovidés retournent toujours voir la même pièce même s’ils savent que les acteurs sont mauvais. Voilà pourquoi nous avons toujours des navets sur la scène politique au théâtre du pouvoir. Ce sont les spectateurs consentant qui payent pour cela. Ne riez pas disait Couche, en ajoutant c’est avec votre pognon. On ne peut reprocher aux élus la médiocrité de notre scrutin. Heureusement, qu’il existe des médias sociaux pour se moquer courageusement des acteurs de notre choix et que la Marie-Joseph est un beau barreau. Poursuivons maintenant…
    The Show must go on !

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