La sécurité des médecins remise en question, d’agressions en assassinats



Les cas d’agressions de médecins se multiplient depuis plusieurs années dans une relative indifférence générale et surtout celle des pouvoirs publics. Probablement par souci du politiquement correct, ces agressions dont certaines terminent en assassinats d’une violence inouïe passent en simples « faits divers » dans quelques lignes peu lisibles d’une mince colonne d’un journal local.

Une fois les faits connus – pas si divers en fait et de fait, l’affaire tombe vite dans l’oubli et le public n’est plus jamais véritablement tenu au courant des suites de l’enquête ni du sort judiciaire du coupable lorsqu’il est retrouvé et appréhendé. Aussi, ces événements ultra-violents sont extrêmement peu médiatisés voire pas du tout au niveau national tandis que des événements autrement plus mineurs le sont souvent bien davantage.

C’est exactement le traitement réservé à l’horrible assassinat de Patrick Rousseaux, médecin de 64 ans, assassiné en février 2017 d’une trentaine de coups de couteau notamment portés au visage et au cou, à Nogent-le-Rotrou (28). L’auteur présumé, Mourad Bakir, a depuis été mis en examen et écroué. Même traitement médiatique famélique à Offenburg à quelques kilomètres de la frontière franco-allemande pour le médecin  Joachim Tüncher, assassiné le 16 août dernier devant sa petite fille de 10 ans par un demandeur d’asile somalien de 26 ans arrivé en Allemagne en 2015.

L’omerta médiatique est significative tandis que les médecins se retrouvent, seuls, en première ligne face à cette violence radicalisée dont les citoyens européens notent la croissance rapide et la multiplication des actes souvent impunis. Quand une civilisation laisse ses médecins se faire agresser voire pire, en est-elle encore une ?

Auteur : Le Politique

Le Politique publie divers articles destinés à susciter le débat politique.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *