Affaire Benalla : l’Elysée charge la police nationale, pour faire diversion ?



Les relations entre la police nationale, la gendarmerie nationale, les armées et le président Emmanuel Macron étaient déjà connues pour être plutôt mitigées.

Considéré comme « à côté de la plaque » comme son prédécesseur François Hollande sur les questions de sécurité, et notamment celles du quotidien et de la lutte contre le terrorisme, Emmanuel Macron provoque une crise d’une acuité inédite parmi les forces de l’ordre.

Alors que la nomination jugée indue de son collaborateur Alexandre Benalla au grade de lieutenant-colonel de gendarmerie – le même que celui de l’exemplaire et héroïque Arnaud Beltrame avant son décès – suscite l’incompréhension voire le dégoût, Emmanuel Macron semble avoir chargé son administration et sa majorité présidentielle d’un « sale boulot ».

Apparemment inconscient de la vive amertume suscitée dans les rangs, le chef de l’Etat semble avoir donné la consigne du « haro sur la police nationale » ou plus précisément sur la préfecture de police de Paris. En première ligne de cette offensive politique contre la police nationale, trouve-t-on Yaël Braun-Pivet, élue en 2017 et immédiatement propulsée Présidente de la Commission des Lois de l’Assemblée nationale.

Cette ancienne trésorière de la section Parti Socialiste (PS) à Tokyo (Japon) et bénévole du monde associatif explique que les responsabilités de l’affaire Benalla sont plutôt à trouver à la préfecture de police de Paris (1) et non au palais de l’Elysée.

Réalisant qu’affirmer « tout assumer » lui porte sévère préjudice, Emmanuel Macron aurait donc changé son fusil d’épaule, quitte à tirer sur ceux qui n’y sont probablement pas pour grand-chose. Voilà qui n’arrangera donc probablement pas les relations déjà compliquées entre les forces de l’ordre et une administration présidentielle qui n’assume finalement rien hormis le fait de rejeter ses fautes sur autrui.

« Je suis fier de l’avoir embauché » a dit Emmanuel Macron d’Alexandre Benalla, quelle peut dès lors bien être la responsabilité de la préfecture de police dans ce recrutement et ses conséquences ?

Notes

(1)

Auteur : Le Politique

Le Politique publie divers articles destinés à susciter le débat politique.

Une réflexion sur « Affaire Benalla : l’Elysée charge la police nationale, pour faire diversion ? »

  1. Macron est de plus en plus nul….. malheureusement il a une grosse majorité avec lui qui le suit aveuglément quoi qu’il fasse et quoi qu’il dise!!! les députés ont oublié qu’ils ne représentaient pas Macron mais le peuple qui les a élu…

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