Affaire Benalla : une faille béante dans notre sécurité nationale ?



Il était déjà « à côté de la plaque » du point de vue de la plupart des personnels en charge de notre sécurité mais avec l’affaire Alexandre Benalla, le président de la République Emmanuel Macron pourrait avoir perdu l’once de considération que lui conservaient encore – par devoir – militaires, gendarmes et policiers.

Avancer un simple « bagagiste » au grade de lieutenant-colonel à seulement 26 ans au titre d’états de service soit inexistants ou au mieux inconnus est la goutte qui fait déborder le vase d’institutions qui ne supportent plus l’amateurisme d’un président décidément déconnecté et dépourvu à la fois de toute expérience de l’adversité et de toute compétence concrète en matière de sécurité nationale.

Véritable stupeur quand on regarde par exemple cette photo de John Kerry, alors ex-Secrétaire d’Etat américain, marchant dans un couloir aux côtés d’Emmanuel Macron en mars 2017, tous deux suivis par Alexandre Benalla, « inconnu » du ministre de l’intérieur d’aujourd’hui Gérard Collomb.

Comment, sans habilitation (clearance), cet « inconnu » pouvait-il être présent à cet endroit à ce moment précis quand on connaît l’extrême précaution des autorités américaines pour toute personnalité en déplacement ? Si faille existe, elle doit être comblée immédiatement et les instigateurs identifiés, retrouvés et traités.

Cette affaire pourrait être « multi-niveaux » et par précaution, aucune hypothèse ne doit donc être exclue. Encore faut-il que la DGSI puisse travailler en toute sérénité.

Auteur : Jacques Dubuisson

Jacques Dubuisson est fonctionnaire à la retraite et s'intéresse aux problématiques sécuritaires.

Une réflexion sur « Affaire Benalla : une faille béante dans notre sécurité nationale ? »

  1. C’est en effet une faille de sécurité énorme qu’une personne non issue de l’armée, de la police ou des services secrets puisse se retrouver armé (en quelques années seulement) au côté de différents candidats à la présidentielle, puis (toujours armé !!!) au côté du Président de la république et de ses invités, en ayant accès à tous les palais, sites sensibles et lieux de pouvoir, de décision ou de sécurité de la France.
    Imaginons que la perquisition ait révélé que Benalla ait été un agent islamiste infiltré pour abattre le Président, ou qu’il ait été un agent d’une puissance étrangère infiltré de longue date et attendant des ordres. Qui auraient été les responsables s’il avait commis un attentat (tiré sur le Président, fait explosé le bus de l’équipe de France, tiré sur un chef d’État étranger en visite, voir fait sauté le tribune officielle le 14 juillet ?
    Tout le monde aurait été d’accord pour dire que la faille est de permettre que par le choix d’une seule personne n’importe qui puisse être intégré dans la la réserve citoyenne de la gendarmerie puis s’en trouver très rapidement haut gradé (même provisoirement et à titre honorifique en ta qu’exper qu’l n’est pas!!!!). Qu’à l’issue d’ un parcours très bref dans la sécurité rapproché, il puisse se retrouver armé auprès d’un président, cœur du dispositif de protection de l’Elysée (comme Vincent Crase), dont il a la charge de la coordination !!!
    Téléguidé par une puiisance étrangère, Crase et Benalla auraient pu en quelques années seulement, faire absolument ce qu’ils voulaient, et au coeur même de l’État !!!! Le comble étant que d’autres actuellement (aussi peu évalué qu’eux) le peuvent aussi, et que donc la faille (la brêche !!!) dans la sécurité continue d’exister (il est toujours actuellement possible pour n’importe qui, en une poignée d’années, de s’infiltrer au plus profond du dispositif de sécurité de l’Etat notamment par le biais de la sécurité rapprorchée des personnalités politique et par la réserve de la gendarmerie, d’y nouer des amitiés, d’y monter un réseau, voire même (comme Crase et Benalla) d’accéder au Président quotidiennement en portant une arme de poing, dont (c’est un comble) le port a été facilité par… la cible potentielle elle-même !!!!!!!!!).
    Benalla et Crase auraient pu être n’importe qui. Personne ne s’en est vraiment soucié (sinon ils n’auraient jamais accédé à ces fonctions, ni au Président), personne n’ a donné l’alerte, personne de ne la donne encore aujourd’hui. Personne n’a joué son rôle !!!!

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