A Nantes, violences et vandalisme illustrent le glissement inquiétant du pays



Il y a encore vingt ans, Nantes était une ville si paisible que certains habitants qui appréciaient tant la douceur d’y vivre affirmaient avec sourire « qu’il ne s’y passe rien et que c’est pour cela qu’on y est bien ». Deux décennies plus tard, Nantes et son pourtour semi-urbain regorgent de « zones sensibles » où se sont constitués de véritables « territoires perdus de la République ».

L’ordre, la loi et même des principes élémentaires de la constitution comme l’égalité entre tous ne semblent plus régner dans ces quartiers dont les porte-paroles médiatiques apparaissent subitement chaque fois qu’un « incident » s’y produit un peu comme si là-bas l’Etat n’était pas le préfet mais un « grand frère ».

Symptôme d’une aggravation certaine de la situation de pans entiers du territoire national, que le « grand frère » y remplace en quelque sorte le préfet renforce le sentiment d’une « partition » de plus en plus visible entre la République et de plus en plus de quartiers.

Si la pauvreté y est statistiquement prouvée voire généralisée, l’étendue et la profondeur de l’économie informelle y entretiennent aussi petite et grande criminalités, générant de vives tensions comme celles observées ces derniers jours après la mort de Fofana Abubakar, un habitant de Breil sous le coup d’un mandat d’arrêt pour trafic de stupéfiants.

Multipliant les appels au calme après un déchaînement de violence et de vandalisme, l’Etat et le gouvernement paraissent pétrifiés. Les Français sont inquiets et se demandent jusqu’à quand, de compromis en renoncements, l’Etat sera-t-il encore en mesure de contenir des périls qui se multiplient et le dépassent progressivement.

Auteur : Le Politique

Le Politique publie divers articles destinés à susciter le débat politique.

Une réflexion sur « A Nantes, violences et vandalisme illustrent le glissement inquiétant du pays »

  1. Il y a 20 ans? Je suis née à Nantes et j’y vis et j’ai 29 ans. Nantes a toujours été une ville manifestante et les appels aux manifestations ont toujours été largement suivis ici. C’est loin de l’image de petit village français véhiculés dans cet article. Mais bon sang mais qui écrit ces articles? Bref…
    Avec Notre Dame Des Landes, cela illustre bien aussi que les Nantais ont toujours montré clairement leurs refus si c’est nécessaire par des manifestations. Mais il faut avouer que les casseurs sont aussi au rendez-vous et ces derniers cassent donc avec un certain plaisir. Mais oui, Nantes et la région nantaise ont été le théâtre de faits divers et violences envers les personnes assez choquantes ces dernières années (l’affaire de Ligonès est par exemple une blessure pour la ville). Mais n’oublions pas l’origine de ce soulèvement pour cette fois. Un jeune homme de 22 ans EST MORT. Il n’est même pas dit dans l’article que sa famille et ces parents ne le reverront jamais parce qu’il est MORT. Est-ce un détail?

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