Angela Merkel et la crise politique allemande tirent l’Europe vers le fond



Des années après le début de la crise migratoire, l’Europe en est encore à discuter de comment pourrait-on commencer à traiter efficacement la problématique. Dirigée de fait par l’Allemagne, on retrouve dans cette dernière une crise similaire à celle que traverse l’Europe et qui, aux yeux des peuples, la décrédibilise profondément.

Très éloignée de ses idéaux de départ, l’Union européenne (UE) n’est désormais plus que l’ombre d’elle-même. Dirigée par une commission non-élue par les citoyens et profondément divisée, elle s’est avérée incapable d’assurer ce qu’elle avait promis et continue à promettre à savoir une Europe qui protège. Les industries – hors l’Allemagne – ont disparu et les emplois avec.

La sécurité n’est plus du tout assurée à la faveur d’effectifs insuffisants et de frontières inopérantes, et la menace terroriste poursuit son développement. La crise migratoire s’amplifie et semble prospérer sur un tabou politique – voire un manque de volonté – bien plus que sur un problème de possibilité considérant que l’Italie de Matteo Salvini arrive bien à refuser l’entrée dans ses ports aux bateaux chargés de migrants.

En Allemagne se reproduit à plus petite échelle une crise similaire à celle de l’Europe puisqu’Angela Merkel s’avère désormais peu capable d’unir sa coalition très fragilisée tant par les velléités de démission de son ministre de l’intérieur Horst Seehofer que par la montée électorale de l’AFD, l’équivalent outre-Rhin du Rassemblement National (RN, ex-FN). Les moyens alloués par les européens à l’UE sont colossaux et se comptent en dizaines de milliards d’euros.

A la constatation des résultats, les peuples se demandent de plus en plus à quoi peut bien servir tout cet argent et toute cette réglementation souvent bien inadaptée et invasive qui ne règle pourtant pas les vrais défis qu’affronte l’Europe.

Le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez marque donc un point en insistant sur l’éloignement presque fatal de l’Europe actuelle par rapport à ses fondamentaux fondateurs et Angela Merkel devrait bien s’en inspirer pour construire enfin l’Europe pour les Européens.

Le temps passe et pendant que l’Europe perd un temps immense à cultiver son incapacité à maîtriser ne serait-ce que son territoire, les Etats-Unis, la Chine, l’Inde se développent et se rient de nos difficultés.

Auteur : Charles Rault

Charles Rault est spécialiste de l'information, fondateur de Le Politique.

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