S’opposer à Médine au Bataclan, polémique inutile ou devoir Républicain ?



Les concerts du rappeur Médine prévus au Bataclan en octobre 2018 « indisposeraient l’extrême droite » voire « exciteraient la fachosphère » lit-on dans les médias subventionnés (c’est-à-dire financés par nos impôts sans qu’on ait notre mot à dire).

Vision hautement réductrice puisqu’on peut pourtant être de droite modérée voire même être En Marche ou encore de gauche pour exprimer une même incompréhension de voir un « artiste » aux positions pro-islamistes tranchées – et dont les preuves en accès libre abondent sur le web – se produire dans un lieu où 90 innocents ont été massacrés par des islamistes le 13 novembre 2015.

De même que des avocats de familles de victimes, des membres de ces mêmes familles ont exprimé leur dégoût et leur stupeur (1). Sont-ils eux aussi tous d’horribles fascistes ? De quel droit se permettrait-on de les ignorer ?

Ils ont seulement le bon sens de distinguer la Liberté d’expression – celle de Charlie Hebdo par exemple que l’on apprécie ou non son contenu – d’un discours délibérément ambigu qui dit d’un côté « je combats l’extrémisme » à grand renfort d’engagements associatifs et d’appels signés et qui propage de l’autre des propos d’une radicalisation effarante.

Quand on chante vouloir « mettre une fatwa sur la tête des cons » ou encore « ces porcs blancs vont loin, passe-moi une arme de poing, faire un pédophile de moins » (2) le tout emballé d’un merchandising insistant bien sur le thème du « djihad », il est tout de même sacrément culotté d’oser se porter en victime de « l’extrême droite ».

Non Médine, ce n’est pas « l’extrême droite » mais toute la France qui dit stop au relativisme face à une idéologie sournoise, extrêmement dangereuse qui use de tous les artifices et épuise toutes les garanties offertes par notre Etat de droit pour nous abattre.

L’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin (3) a rappelé l’essentiel en écrivant que « le Bataclan ne sera jamais une salle de spectacle comme les autres. Sa programmation doit être respectueuse de la cicatrice ouverte à jamais. »

Car faire mine de ne pas comprendre que chanter le « djihad » puisse profondément meurtrir les victimes du Bataclan et des millions de Français relève d’une volonté délibérée de heurter et sûrement pas de quelque liberté artistique supposée. Les Français tiennent à leurs libertés mais ne sont pas dupes quand il voit l’extrémisme les user pour mieux les démolir et que le gouvernement, affaibli et compromis, ne pipe mot.

Pour joindre la parole au geste, signez la pétition des Jeunes Gaullistes de l’Union des jeunes pour le progrès (UJP). Exiger de Médine la décence de ne pas se produire au Bataclan n’a rien à voir avec sa religion ou ses origines mais a tout à voir avec la République et sa sauvegarde.

Accepter l’inacceptable fait le jeu des extrêmes que Médine dit combattre, il sait donc parfaitement ce qu’il fait et pourquoi de si nombreux Français s’y opposent. Les « porcs blancs » et tous les autres ne supportent plus d’être humiliés, ils aiment la France et ne veulent plus la voir plier face à l’insupportable ; et au grand étonnement de certains ils ne se laisseront apparemment pas « crucifier ».

Question

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Notes

(1)

(2) Des paroles dignes d’un appel au meurtre et qui si l’on remplaçait « blanc » par tout autre mot donneraient lieu à des poursuites pénales sévères et banniraient définitivement « l’artiste » de la scène musicale.

(3)

Auteur : Claire Beauchamp

Claire Beauchamp est féministe, libérale et passionnée d'histoire politique.

Une réflexion sur « S’opposer à Médine au Bataclan, polémique inutile ou devoir Républicain ? »

  1. Oui il faut l’interdire en France et pas seulement au BATACLAN
    Son soutien au Djihad en fait un ennemi du fait que notre pays est en conflit armé avec Daesch
    Dans ce cas , il doit être traité comme tel, et ce n’est aux Bobbos de faire la loi dans notre pays.

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