Emmanuel Macron doit-il exclure Yassine Belattar du Conseil des villes ?



Le relativisme, au plus haut niveau de l’Etat, qui consiste à excuser l’inexcusable et à passer l’éponge sur des crimes contre l’Humanité déconstruit toute la posture politique de la France depuis 1789 à savoir la défense légitime des droits de l’Homme et du citoyen.

Nommé en mars 2018 au Conseil présidentiel des villes par le président de la République Emmanuel Macron, Yassine Belattar est un humoriste controversé dont les propos ambigus concernant l’islamisme et le djihadisme soulèvent bien des critiques.

Le malaise est d’autant plus grand après que M. Belattar a décrit les crimes commis par les djihadistes en zone syro-irakienne comme de simples « galipettes (1) » alors qu’ils ont directement participé à l’assassinat depuis 2015 de 246 personnes innocentes en France.

« Dans djihadiste français, il y a le mot français ! Si mon gamin fout le bordel à un anniversaire je ne vais pas dire gardez le et on verra comment on le calme, faut aller les récupérer, » a déclaré Yassine Belattar à l’occasion de son passage dans l’émission Salut les terriens sur la chaîne C8 le 19 mai 2018 (2).

Comparant donc la commission de crimes contre l’Humanité à une fête d’anniversaire, M. Belattar contredit aussi l’écrasante majorité des Français – 90% – qui se prononce totalement contre le retour des djihadistes en France. « Il n’y a pas que les Restos du Cœur dans la vie, » a renchéri l’humoriste dont les Français auraient probablement préféré qu’il s’engage au profit des victimes des attentats et non en faveur de leurs bourreaux.

Se disant plus français que l’ancien premier ministre Manuel Valls, l’humoriste est allé encore plus loin sur Twitter en traitant un ancien membre du Service action (SA) de la DGSE de « barbouze » et en lui disant de se calmer. Ce dernier, Pierre Martinet, avait suite aux propos de M. Belattar écrit « quelle honte… il est à vomir. »

Le relativisme est donc tel qu’un humoriste puisse se permettre d’insulter librement un individu qui, lui, a servi la France et combattu le terrorisme quels qu’aient pu être ensuite ses démêlés. Rappelons aussi que M. Belattar a récemment attaqué Albert Chennouf-Meyer, père de l’une des victimes de Mohamed Merah, suscitant une vaste indignation à laquelle l’Elysée est pourtant resté insensible.

Dès lors, Monsieur Le Président, les Français et tous les actifs comme les anciens dont ceux qui vous protègent, chaque jour, partout, attendent de vous une réponse exemplaire. Il n’y en a qu’une possible et tout « en même temps » est ici exclu.

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Notes

(1) Ces « galipettes » sont, dans les faits, des décapitations, des viols, des tortures, des mutilations, des attentats terroristes qualifiés de crimes contre l’Humanité par l’ONU.

(2)

Auteur : Jacques Dubuisson

Jacques Dubuisson est fonctionnaire à la retraite et s'intéresse aux problématiques sécuritaires.

4 réflexions sur « Emmanuel Macron doit-il exclure Yassine Belattar du Conseil des villes ? »

  1. N’oublions pas que Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur avait traité de “bande de sauvageons” ceux qui avaient tenté de brûler vifs quatre policiers à Viry-Châtillon. Les hommes politique ont la tête dans le sable quand il s’agit de défendre les valeurs de la république et ont rendu les armes face aux islamistes.

  2. M. Belatar s’exprime en nom propre en simple citoyen français personne ne la mandater pour parler au nom de qui que ce soit .Pourquoi quand un citoyen français issu de l’émigration s’exprime sur un média automatiquement c’est au nom de “La communauté musulmane” La communauté noire” etc. Quand c’est Eric Zemmour qui déverse sa haine Personne n’ose accuser la communauté juive

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