L’Emission politique : En Marche ne supporte ni le débat ni la contradiction



Pendant la campagne présidentielle 2017, quiconque osait exprimer quelque désaccord sur le programme d’Emmanuel Macron était systématiquement caricaturé, censuré voire – comme Le Politique – directement intimé de supprimer ses publications par l’équipe « communication » d’En Marche.

Après des centaines et des centaines d’articles sur plusieurs années, jamais aucun autre parti politique – de gauche comme de droite – n’avait osé pareille manœuvre en pleine violation des principes démocratiques élémentaires.

Parce que nous émettions une hypothèse deux mois avant le premier tour de l’élection à savoir que rien n’étant prévu pour compenser la suppression de la taxe d’habitation, le coût pour les propriétaires de biens immobiliers serait très important dans le cadre d’une « refonte » de la fiscalité locale et de la mise en place d’une « super-taxe foncière ».

Un an après l’élection, chacun a pu constater que Le Politique avait vu juste. Au prétexte de défendre la « démocratie libérale » dont à la vue de la hausse vertigineuse de la fiscalité en déduit-on qu’elle est libéralement de gauche et pas du tout de droite, En Marche et Emmanuel Macron abîment le débat public et la liberté d’expression.

Pour nouvelle preuve la façon dont les dirigeants des partis de droite, dont Laurent Wauquiez, ont été délibérément privés de débat contradictoire avec Christophe Castaner, secrétaire d’Etat favorable à l’accueil des djihadistes de retour de Syrie-Irak. Il semblerait qu’Emmanuel Macron ou du moins son équipe « communication » aient multiplié les incitations pour que l’Emission politique de France 2 présentée par Léa Salamé se contente de simples interviews individuelles.

Aussitôt ordonné, aussitôt fait puisque M. Castaner a bénéficié d’une interview aussi docile qu’insipide rappelant combien la droite est désavantagée face au géant médiatique public financé à milliards d’euros par tous les contribuables français.

Dans un pays où la « majorité » présidentielle élue par une minorité du corps électoral refuse tout débat, où les médias sont totalement dirigés, animés et produits par des individus affichant leurs convictions « de gauche » ou mal-nommées « progressistes », où toute critique à l’égard d’Emmanuel Macron est frappée d’anathème au motif absolument fallacieux de défendre la « démocratie », sommes-nous encore en République ?

Dans le contexte d’une mainmise totale des médias, la France est déjà de facto une « démocratie illibérale » et la liberté d’expression s’amenuise à mesure qu’En Marche oppresse toute opposition d’un côté et que progresse l’islamisme d’un autre, source pour l’avenir de situations dont les Français ne semblent pas encore mesurer l’extrême gravité.

Laurent Wauquiez et d’autres tentent comme ils peuvent de défendre leurs idées mais tout est fait pour les étouffer avec vos deniers. Les Français, payeurs de la redevance télévisuelle, doivent exiger l’égalité médiatique car jamais auparavant les médias n’ont été aussi captifs d’un seul et même parti politique.

Il n’y a qu’à voir les couvertures de magazines parlant de baisse du chômage ou de retour de l’autorité publique alors que le chômage bat des records et que le territoire national échappe à toute maîtrise effective. Pas de débat, pas de démocratie, et notre démocratie est à l’agonie.

Auteur : Le Politique

Le Politique publie divers articles destinés à susciter le débat politique.

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