Après Toronto, nos Etats sont-ils encore capables de nous protéger ?



Depuis plusieurs années, le constat le plus désespérant est que l’Etat, dont le coût dépasse toute mesure, ne remplit plus son rôle fondamental et que le contrat social a été rompu.

En Europe et en corollaire de l’espace Schengen où désormais les seuls individus dont on exige la présentation d’un passeport ou d’une carte d’identité sont les Européens eux-mêmes, des dizaines d’attaques terroristes ont eu lieu sans que les gouvernements ne prennent les mesures élémentaires que demandent pourtant sans relâche les oppositions de droite.

Au Canada et en lien direct avec la naïveté inclassable du premier ministre Justin Trudeau, les « incidents » – qui ressemblent furieusement à des crimes voire à des attaques terroristes – se multiplient sans qu’un instant le gouvernement le plus « hippie-bobo-cool » de l’univers ne prenne la mesure de la gravité de la situation.

Alors qu’il y a dix ans encore, l’Europe comme le Canada comptaient parmi les lieux les plus sûrs du monde, les voici désormais grignotés peu à peu par le non-droit, par l’aveuglement et pire, par la démission des Etats dont le rôle se cantonne désormais à protéger Le Prince sans prendre les mesures indispensables pour protéger le peuple.

La démocratie semble donc s’être transformée en oligarchie et à mesure que passe le temps devient-elle une tyrannie où les victimes désarticulées, les familles brisées de ces « incidents » à répétition n’ont même plus le droit d’exiger de l’Etat qu’il fasse enfin ce pour quoi il existe : assurer la sécurité.

De renoncements coupables en démission morale, nos gouvernements s’avèrent de plus en plus incapables.

Il ne sert donc à rien d’appeler à « plus d’Europe » quand cette même Europe ne maîtrise absolument plus rien ou presque de ce qu’il se passe en son sein, lorsqu’elle ignore absolument qui est chez elle, lorsqu’elle exige toujours plus de ses citoyens respectueux mais déploie toute son énergie à proposer clémence, compréhension et même accueil aux délinquants, criminels et terroristes.

Le bon citoyen est, lui, devenu le dindon de la farce piquante d’un Etat qui se moque éperdument de lui.

Auteur : Jacques Dubuisson

Jacques Dubuisson est fonctionnaire à la retraite et s'intéresse aux problématiques sécuritaires.

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