Non concentrée à Paris, la mobilisation du 15 mars a été un échec



Comme Le Politique l’avait anticipé, la mobilisation du 15 mars 2018 principalement contre la hausse de la CSG, en défense des EHPAD et ce en dépit du défilé de retraités déterminés n’a pas eu le succès espéré par ses organisateurs.

Cette manifestation s’est tenue principalement à l’initiative de syndicats et de partis politiques de gauche et l’absence de mot d’ordre de la droite a privé mathématiquement les mécontents de leurs effectifs les plus importants. Aussi, l’organisation de manifestations simultanées dans toutes les villes de France n’a que très rarement porté ses fruits et la dispersion des effectifs amoindrit mécaniquement l’audience et la force de la mobilisation.

Sans aucun reproche contre Limoges, admettons qu’une manifestation dans les rues de Limoges voire du Mans ou de Toulon n’a absolument aucun intérêt quand l’objectif est d’amener l’exécutif gouvernemental sis à Paris d’écouter vos revendications. Seule une mobilisation massive à Paris – dans Paris – peut espérer avoir quelque impact qu’il soit politique, social et/ou médiatique.

Il est donc étonnant que des organisations syndicales professionnelles aient ignoré hier cette notion élémentaire de la manifestation à savoir qu’elle est toujours plus efficace concentrée à proximité du pouvoir qu’éparpillée un peu partout sur le territoire.

Cependant et quelque serait l’ampleur de la prochaine mobilisation prévue le 22 mars 2018, l’absence de mot d’ordre de la droite – ou des droites – et les pleins pouvoirs – ou presque – détenus par la majorité présidentielle rendent improbable toute inflexion significative.

Auteur : Le Politique

Le Politique publie divers articles destinés à susciter le débat politique.

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