La France blanche, chrétienne est finie, et plus raciste que moi, tu meurs!



La mise en catégories raciales obligatoires des Français qui consiste à définir tout individu en fonction de sa couleur de peau relève non seulement du racisme le plus systématique mais constitue une régression dramatique de la fraternité Républicaine et de la tolérance.

Un chroniqueur du journal Le Monde Afrique, Hamidou Anne, a écrit dans une tribune (1) publiée en défense du député de la France Insoumise (FI) Danièle Obono que « il y aura d’autres Danièle Obono au Parlement français, dans les ministères et même un jour à l’Elysée, car la marche de l’Histoire est ainsi faite. La France blanche, chrétienne, au risque de terroriser certains petits esprits, est finie. Terminée. »

Au motif fallacieux donc de combattre les « petits esprits, » M. Anne écrit des mots d’une violence et d’un racisme qui, si « France, blanche, chrétienne » étaient remplacées par d’autres, soulèveraient un tollé général et tout à fait légitime.

En plus de promouvoir la racialisation des personnes à rebours complet du véritable combat contre le racisme – sous toutes ses formes et d’où qu’il vienne – un grand quotidien – largement subventionné par 100% des Français – se compromet ainsi dans la diffusion d’idées nauséabondes qui rappellent les pires heures de l’Histoire.

Que Danièle Obono soit défendue est une chose, qu’elle soit la cible de propos abjects est insupportable mais que le racisme soit employé pour la défendre est inacceptable – et illégal. Oui « nul ne doit accepter le déferlement de haine raciste dont est victime Danièle Obono » mais sûrement pas en faisant exactement ce que l’on reproche en onze longs paragraphes.

Pour résumer, combattre le mal par le mal et en l’occurrence le racisme en étant raciste mène droit à la catastrophe. La « France » qualifiée de « blanche, chrétienne » ne supporte plus d’être ainsi attaquée et caricaturée et de tels écrits pourraient bien être constitutifs d’une infraction d’incitation à la haine raciale.

(1) « Nul ne doit accepter le déferlement de haine raciste dont est victime Danièle Obono » (Hamidou Anne, Le Monde Afrique, 18 octobre 2017)

Auteur : Claire Beauchamp

Claire Beauchamp est féministe, libérale et passionnée d'histoire politique.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *