La droite est-elle condamnée à se faire démonter sans broncher ?



Ce qui est inacceptable pour l’un ne l’est pas pour l’autre. Ces quelques mots résument malheureusement bien la situation politique, médiatique et judiciaire de la France. Selon que vous êtes « de gauche » voire mieux encore auto-proclamé « progressiste » alors non seulement tout vous est dû mais mieux encore pouvez-vous tout vous permettre.

De la violence volontaire à coups de casque à la morsure subite en passant par l’interprétation aléatoire de la fiscalité, le « progressiste » ne risque guère car il incarne par définition « le progrès ». Quant à son opposant, l’horrible personnage « de droite » affreusement réaliste et forcément « rétrograde », aucun écart ne lui est permis et une simple accusation costumière ô combien mensongère suffit à le clouer au pilori de la scène politique.

Dans les circonstances injustes qui depuis trop longtemps animent la vie politique française et modifient la sincérité même du scrutin, la droite demeure bien trop docile comme habituée à être battue et accablée d’un tenace syndrome de Stockholm. Volontairement impuissante, la droite accepte l’inacceptable et ne se plaint guère que la nouvelle majorité lui marche dessus après des années de piétinement méthodique par la très sainte « gauche. »

Qui à droite n’en a juste pas marre de constater qu’après le lynchage méthodique, organisé et planifié de François Fillon, rien n’ait véritablement changé ? Où sont les comptes ? Où sont les plaintes instruites ? Où sont les révoltes parlementaires ?

L’inégalité médiatique systématique, l’iniquité judiciaire automatique et l’accusation péremptoire sont autant d’atteintes à la République française et à son caractère démocratique. Après cette année 2017, sommet de malveillance et d’insupportables manigances, doit-on juste attendre de se faire injustement démolir en 2022 ?

ll serait bien temps à droite d’arrêter la politesse et d’aiguiser les glaives, arme favorite du célèbre Macron d’antan. Jupiter ne se prive jamais de s’en servir quand ses adversaires, tout penauds voire pathétiques, n’osent pas même lever leur bouclier. A la guerre comme à la guerre, bor— !

Auteur : Charles Rault

Charles Rault est analyste et s'intéresse aux questions internationales et politiques.

Une réflexion sur « La droite est-elle condamnée à se faire démonter sans broncher ? »

  1. Vous avez parfaitement résumé l’avis de beaucoup de personnes de droite je pense. A mettre aussi au regard de votre non moins intéressant article sur l’orientation à gauche de la plupart des médias “mainstream” du pays et vous avez là un amplificateur du phénomène.
    Le problème est que la droite est trop occupée aujourd’hui à se chercher, ce qui peut se comprendre, mais surtout à se justifier et à s’excuser d’être de droite quand ce n’est pas à jurer “cracher” que rien ne se fait qui aurait des similitude avec le Front National. J’ai cru comprendre que Staline avait pour technique de traiter le contradicteur de fasciste ce qui lui permettait d’échapper au débat de fond. C’est exactement ce qui se passe. La droite est muselée par l’épée de Damoclès FN qui plane au dessus de sa tête. Il faut s’affranchir de cette menace en se concentrant sur les idées fondatrices et recentrer systématiquement les débats sur celles-ci. A ce moment là, la droite pourra sortir les muscles concernant les simulacres de démocratie auxquels nous assistons aujourd’hui et c’est à ce moment là que la droite représentera la première force d’opposition crédible au gouvernement Macron.

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