Emmanuelle Ménard veut une « législation de guerre » antiterroriste



Sans douter de la volonté du gouvernement de lutter contre le terrorisme islamiste, la récemment élue députée Front National (FN) Emmanuelle Ménard s’interroge de savoir si la méthode actuellement utilisée – et proposée dans le nouveau projet de loi antiterroriste – est la bonne.

« Plutôt que d’essayer d’étendre le pouvoir des préfets, n’aurait-il pas mieux fallu étendre ceux des procureurs et des juges ? » demande l’épouse de Robert Ménard, maire de Béziers. Partisane de « l’union des droites » et jugeant qu’il « faut arrêter l’immigration, » Emmanuelle Ménard a cité Jean-Paul Garraud, ancien secrétaire national de l’UMP à la justice, pour expliquer que le projet de loi est certes « une avancée » mais aussi que « le droit européen s’opposera à toute extension des pouvoirs de l’autorité administrative. »

Dès lors, insiste-t-elle, ledit projet pourrait-il finalement « ne pas servir à grand-chose. » En remplacement, Emmanuelle Ménard plaide pour une « justice de guerre » afin « d’avancer réellement. » Aussi souhaite-t-elle la création d’un parquet national dirigé par un procureur national antiterroriste aux moyens humains comme légaux renforcés.

Cependant, Emmanuelle Ménard n’a pas précisé en quoi consisterait une « justice de guerre » en comparaison à la justice appliquée actuellement, sans mentionner que l’emploi du mot « guerre » reste contesté par un nombre significatif de spécialistes du terrorisme qui estiment qu’il donne une exceptionnalité contreproductive à une activité criminelle organisée.

Auteur : Le Politique

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