En France, des chevreuils tués par le réchauffement climatique ?



En sus de la multiplication – au moins apparente – et de la force redoublée – dûment constatée – des catastrophes climatiques, le réchauffement de la planète tuerait-il des animaux en plein cœur de la campagne française ?

Un article publié par le journal Le Perche (1) a relevé un « étrange phénomène » à Rémalard-en-Perche (61) où un agriculteur exploitant une superficie de 40 hectares explique y trouver régulièrement des cadavres d’animaux sans explication définitive sur la cause de décès.

« Depuis quatre, cinq ans, je trouve des chevreuils morts au pied de ma porte. Exactement trente-deux. Et cinq en deux mois, cet été, » explique-t-il au journal Le Perche et s’interroge sur une éventuelle « parasitose » voire un lien avec le réchauffement climatique. « Des vers de 5 centimètres ont été trouvés dans les poumons » des chevreuils dont l’agriculteur, spécialiste des forêts, a constaté la toux et la maigreur.

En février 2017, une étude parue dans la revue Nature Climate Change (2) (3) estimait qu’environ la moitié des espèces de mammifères répond « de façon négative » au processus de réchauffement climatique et que l’impact de ce dernier sur la vie animale est « sous-estimé. »

Qu’un tel phénomène puisse potentiellement se concrétiser si mortellement dans nos campagnes traduit l’impérieuse nécessité d’une protection renforcée de l’environnement, de la faune et de la flore.

Annotations

(1) Trente-deux chevreuils retrouvés morts au pied de sa porte (Le Perche, 25 septembre 2017)

(2) Réchauffement climatique. L’impact sur les animaux « sous-estimé » (Ouest France, 14 février 2017)

(3) IPCC report: climate impacts on wildlife (The Guardian, 31 mars 2014)

Auteur : Le Politique

Le Politique publie divers articles destinés à susciter le débat politique.

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