Après Colbert, aurons-nous obligation d’effacer Napoléon ?



Quelle ville française n’a pas sa rue, sa place ou son lycée Colbert du nom du rémois Jean-Baptiste Colbert, le plus fameux des ministres de Louis XIV, le Roi Soleil ?

Après le déboulonnage désormais systématique, même dans le conservateur Etat du Texas, des statues du général sudiste Robert E. Lee au motif qu’il fut confédéré, peut-on légitimement s’inquiéter d’une possible réécriture – voire effacement – de l’Histoire de et en France. En raison de non-conformité avec les mœurs obligatoires et parfois unilatérales d’aujourd’hui, devrait-on condamner et jeter à l’oubli le passé.


C’est pourquoi le président du Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN) Louis-Georges Tin a appelé au changement de nom des établissements scolaires et lieux publics portant le nom de Colbert parce que ce dernier fut, selon lui, « acteur de la légalisation de l’esclavage » et « coupable de crime contre l’humanité. » (1)

Quel que fut donc l’apport d’un tel personnage à l’Histoire de France, il devrait être effacé des mémoires car ce qu’il approuvait dans le passé n’a bienheureusement plus cours dans le présent.

Un tel raisonnement est dangereux à double titre, d’abord parce que toute tentative de « faire table rase du passé » s’est fort mal terminée – pensons par exemple aux victimes du communisme – ensuite parce que si l’on condamne Colbert à l’oubli, alors c’est toute la génération contemporaine de Louis XIV qui doit être condamnée par extension puisqu’elle ne différait guère de lui dans les mœurs et les pensées.


A la roulette russe de l’indignation historique sélective risque-t-on donc simplement la vie de la France, et dire cela n’est aucunement synonyme de défense des mœurs du passé qui purent approuver l’esclavage. Ne prenons donc pas dans ce domaine exemple sur l’Amérique qui, après huit ans de présidence Obama doit-on le rappeler, n’a jamais semblée aussi divisée si l’on en croit les médias. (2)

Annotations

(1) Mémoire de l’esclavage : « Débaptisons les collèges et les lycées Colbert ! » (Louis-Georges Tin, Le Monde, 17 septembre 2017)

(2) Sur place, une part significative d’américains de toute origine dit vivre paisiblement et s’insurge – bien que peu entendue – de la description de la société américaine distribuée par des médias qu’elle estime un peu trop avides de « sensationnel. »


Auteur : Le Politique

Le Politique publie divers articles destinés à susciter le débat politique.

2 réflexions sur « Après Colbert, aurons-nous obligation d’effacer Napoléon ? »

  1. Christiane Taubira il y a quelques années, contournant le sujet dans une phrase culte de pure discrimination ethnique disait : «Il ne faut pas trop évoquer la traite négrière arabo-musulmane pour que les jeunes Arabes ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes»
    (homme libre blog)

    Essayant de chiffrer le nombre de victimes blanches, elles, le professeur Davis conclut : «Entre 1530 et 1780, il y eut presque certainement un million et peut-être bien jusqu’à un million et un quart de chrétiens européens blancs asservis par les musulmans de la côte barbaresque».

    Etc, Etc…

    jJe suggère qu’une association de blancs porte plainte et exige de réduite en cendres ou de détruire tout ce qui est écrit incitant à cette traite des blanches et tout livre proclamant la destruction, la mort des occidentaux ou peuples de quelque religion ou coutume qui soit….et demande réparation en pétrole ou en dollars (pourquoi pas en euros) à ces pays qui ont enchaînés leurs femmes et leurs jeunes mâles (après les avoir châtrés!!!)!

    Il s’avère, de par mes recherches, que la traite faite par les moyens-orientaux et africains dépasse en nombre, celle faite par la France qui fut une nation qui fut parmi les premières à abolir l’esclavage

  2. Louis Georges TIN oublie-t-il que les esclaves étaient les vaincus des guerres tribales, vendus par les vainqueurs aux Arabes qui les vendaient aux Européens et aux pays arabo-musulmans l que ce monsieur lise “Le génocide voilé” de Tidiane N’DIAYE

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