Pas de thé à l’Elysée pour Jupiter, propriétaires et retraités



Deux catégories de personnes semblent susciter quelque désamour de la part d’Emmanuel Macron : les retraités et les propriétaires immobiliers.

Plaidant des économies dont la pertinence peut se discuter considérant le déficit béant du budget de l’Etat, le pourtant expert en communication Emmanuel Macron s’embourbe de plus en plus dans la présentation bien maladroite de son projet où il attaque, parfois de front et sans guère de recul, les retraités dont beaucoup comptèrent pourtant parmi ses plus fervents électeurs.


D’entrée fut actée la hausse de la Contribution sociale généralisée (CSG) pour au moins 22 milliards d’euros en compensation dit Macron de la baisse des charges patronales à l’effet incertain et au déploiement en deux temps. Ensuite plaide Macron les propriétaires de logements pourraient baisser de 5 euros leurs loyers afin de compenser la baisse des APL.

En sus de la réévaluation de la valeur locative de l’immobilier professionnel qui suscite chez certains la crainte d’un processus similaire – et potentiellement dévastateur – pour l’immobilier particulier, les retraités et les propriétaires n’apprécient guère de servir de variable d’ajustement à la mise En Marche d’un programme dont Le Politique fut très vivement critiqué par divers médias d’avoir douté de la viabilité économique.

Au-delà des accusations péremptoires qui furent destinées à faire diversion et à enterrer les vraies questions pendant la campagne présidentielle apparaissent maintenant les vraies difficultés. En effet, concernant la réforme phare de la taxe d’habitation dont la mise en place pourrait se traduire à terme en nouveau choc fiscal général, semble-t-elle sciemment évincée de l’actualité politique et pour cause. Au Château, mauvaise météo.


Auteur : Charles Rault

Charles Rault est spécialiste de l'information, fondateur de Le Politique.

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