L’insécurité augmente et doit devenir une priorité politique



L’angoisse générale suscitée par le terrorisme islamiste et les enjeux politiques majeurs suscités par la réforme du droit du travail occultent la réalité de plus en plus flagrante d’une insécurité toujours croissante, toujours plus violente et toujours plus ignorée.

Au prétexte selon nombre de responsables politiques dont l’expérience du quotidien du Français moyen est souvent limitée que l’insécurité relèverait plus du « sentiment » que de la réalité, est-elle traitée comme un sujet secondaire dont la population doit s’accommoder alors qu’elle détruit des milliers de vie et en gâche des millions d’autres.


Déplorer en effet l’expansion sans fin et les effets délétères d’une insécurité toujours plus gratuite et plus jeune est souvent assimilé à « faire le jeu de l’extrême droite » pour ne surtout pas en assumer l’hécatombe. Plus simple est-il en effet « de penser printemps » logé en toute sécurité rue du Faubourg Saint-Honoré que d’avoir le courage de lutter réellement contre l’insécurité dans les « quartiers. »

Sauf que celle-ci ne se concentre plus du tout à ces derniers mais croît partout où la puissance publique s’est réduite et où l’incivilité s’est développée. Parcourir en l’occurrence les pages « faits divers » du quotidien Ouest France est une expérience édifiante où l’on apprend que trois couples sans histoire peuvent être agressés par dix individus, trois fois de suite (1) ou qu’une veuve de 85 ans peut être grièvement blessée par un récidiviste alors qu’elle se recueille sur la tombe de son époux décédé dix jours plus tôt (2).

Deux faits motivent la croissance exponentielle de l’insécurité avec tout d’abord la mansuétude relative de la loi qui semble excuser plus encore celui dont le casier judiciaire est le plus chargé, ensuite le droit relatif à la légitime défense dont la validité correspondait au contexte des années 1950 mais s’avère tout à fait dépassé voire injuste dans le contexte actuel.


Considérant le nombre de vies abîmées, brisées et même terminées par cette insécurité galopante dont on ne traite là aussi qu’une part des effets sans jamais s’attaquer aux causes, la lutte contre le crime et la délinquance doit devenir une priorité nationale du gouvernement notamment à travers une évolution sévère et une application systématiquement rigoureuse de la loi.

(1) Morlaix. Trois couples roués de coups samedi soir (Ouest France, 28 août 2017)

(2) Il agresse une veuve qui se recueillait sur la tombe de son mari (Ouest France, 31 août 2017)


Auteur : Le Politique

Le Politique publie divers articles destinés à susciter le débat politique.

2 réflexions sur « L’insécurité augmente et doit devenir une priorité politique »

  1. C’est lamentable que l’État et la justice ne fassent rien pour protéger les Français alors qu’il n’y a jamais eu autant d’agressions sur notre sol!!!J’avoue ne pas comprendre….leur absence de réaction,ils font comme si cela n’existait pas,imcroyable, non,vivent-ils dans un autre monde??????

  2. Le déni d’insécurité dont fait preuve l’Etat va conduire les plus démunis d’entre nos compatriotes à prendre acte que la France ne fera rien pour leur sécurité et qu’en conséquence, il leur revient à eux, citoyens “oubliés”, d’assurer eux-même leur propre sécurité. A mon sens, le spectre d’une police privée et d’un ré-armement massif des foyers “oubliés” n’est véritablement plus une idée dénuée de tout bon sens, mais bel et bien une réalité plausible car étant la seule alternative pour ceux qui ne veulent pas ce soumettre aux “mafias des quartiers”.

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