Le lien entre psychiatrie et terrorisme n’existe pas



« Les terroristes ne se présentent jamais spontanément aux urgences de l’hôpital. » Jacqueline Goltman et Thierry Asquier sont deux médecins membres de l’UMLF (Union Française pour une Médecine Libre) qui « s’est constituée sous l’impulsion de médecins de terrain, en réponse à la politique de déconstruction de notre système de Santé menée par les différents gouvernements  qui se sont succédés depuis 30 ans. » (1)

Le 25 août 2017 ont-ils publié un communiqué de presse (2) intitulé « Non à la psychiatrisation de la terreur » en référence à la qualification de « déséquilibrés » donnée par le gouvernement à des individus ayant très récemment commis plusieurs actes à forte connotation terroriste.

Citant plusieurs de leur collègues ayant unanimement insisté sur le non-établissement d’un lien entre maladie mentale et terrorisme, les docteurs Goltman et Asquier rappellent que les malades mentaux sont plus souvent victimes qu’auteurs de violences, exprimant ainsi leur doute suite à « l’annonce d’une collaboration souhaitée par Gérard Collomb entre Ministère de l’intérieur, de la Santé et les psychiatres hospitaliers et libéraux par le biais de protocoles dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. »

Tandis que Le Politique a plusieurs fois insisté sur le caractère particulièrement singulier d’une pathologie mentale qui n’empêcherait aucunement coordination, organisation et logistique visant à tuer des innocents, les deux médecins enfoncent plus encore le clou considérant que « l’organisation psychique (des terroristes) et leur rapport au réel semblent fonctionner et être en rapport avec leurs objectifs politiques. (Aussi,) ils sont capables d’anticiper et de s’organiser en réseaux pour parvenir à leurs fins, les massacres de masse. »

Dès lors est-ce, concluent les docteurs Goltman et Asquier, « tout type de comportement qui va à l’encontre de ce que nous pouvons observer chez les patients psychiatriques. » Des mots écrits par des professionnels de la santé que le gouvernement ferait bien de relire avant de persévérer dans une stratégie qui exaspère beaucoup plus qu’elle ne convainc les Français.

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Annotations

(1) La charte de l’UFML (ufml-asso.org, 24 janvier 2017)

(2) Non à la psychiatrisation de la terreur ! (ufml-asso.org, 25 août 2017)

Auteur : Le Politique

Le Politique publie divers articles destinés à susciter le débat politique.

2 réflexions sur « Le lien entre psychiatrie et terrorisme n’existe pas »

  1. Bien sûr que si ! Le lien entre la psychiatrie et le terrorisme est fondamental et total.
    C’est l’explication à l’explosion de violence et au terrorisme (si tant est que ce mot signifie quelque chose de clair).Voilà les psychiatres pris à leur propre jeu : il faut absolument pour les psys que le grand public ignore que les actes terroristes les plus fous ont été commis par des gens traités par la psychiatrie : le tueur de Nice le 14 juillet 2016 ; le co-pilote qui a fait s’écraser l’avion ; les tueurs dans les écoles, etc., tous sous drogues psys ! Les coupables sont les psys car ils savent très bien les effets de leurs traitements : la mort violente et/ou le suicide. Ce sont les traitements qui désinhibent les gens aux pensées intransigeantes.
    Tout acte terroriste est écrit en essence dans les effets « secondaires » des « médicaments » : toutes les horreurs possibles sont sur les notices!

    1. Cela impliquerait que les terroristes opérant en AFPAK ou au Moyen-Orient sont également sous l’influence de traitements psychiatriques. Nous sommes plutôt dubitatifs quant à cette hypothèse. Qu’en pensez-vous ?

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