Indications d’une menace terroriste élevée pour la rentrée



La rentrée risque d’être particulièrement éprouvante pour tous ceux qui participent à la sécurité de la France et de l’Europe contre le terrorisme islamiste.

La multiplication des attentats comme récemment à Manchester, Barcelone et Cambrils, des attentats partiellement réussis comme à Levallois, des faits à forte interrogation (1) comme à Paris, Lyon, SeptSorts, etc… sont autant de signaux – forts et faibles – selon lesquels la situation sécuritaire générale reste fragile.

Partir du postulat que cette profusion de signaux traduit un affaiblissement global et territorial (Syrie, Irak) de l’Etat Islamique (EI) et d’Al Qaeda (AQ) s’avère pour le moment prématuré et si deviser sur l’avenir convient aux chaînes infos, seule la situation immédiate intéresse ceux chargés de traiter opérationnellement et directement la menace.

Relevons donc qu’au moins deux cellules terroristes au nombre d’individus indéterminé et présumées en lien avec les attentats perpétrés en Espagne ont pour l’une transité en France à Paris et pour l’autre opéré aux Pays-Bas à Rotterdam et – peut-être – à Amsterdam.

Outre que ces informations illustrent quelque lacune dans l’indispensable maîtrise des territoires – condition sine qua none de toute sécurité nationale efficace, ils soulignent également l’activité augmentée et la mobilité de réseaux terroristes encore vifs, équipés et déterminés.

Soulignons que leur rayon d’action reste d’ailleurs à l’échelle européenne et profite encore pleinement de l’absence de frontières européennes et de frontières intérieures, le « contrôle renforcé aux frontières » ne générant qu’une disruption parcellaire de leurs activités.

A l’activité augmentée s’ajoute la densité des retours de « revenants » d’Irak et de Syrie qui sont autant de situations supplémentaires à traiter pour des services de renseignements déjà sollicités au-delà de leurs capacités et de leurs moyens.

Dans ce contexte général brouillé par du mimétisme et du terrorisme low-cost usant et testant les capacités de l’Etat et la résilience des populations civiles, ne doit-on pas exclure qu’à nouveau puissent se préparer des actions d’envergure en cette première rentrée politique pour le nouveau président de la République Emmanuel Macron.

Dès lors et plus encore que d’habitude, prudence maximale et vigilance extrême.

(1) Ces faits sont traités comme des infractions de droit commun et leurs auteurs sont décrits comme « déséquilibrés » par les autorités. Un nombre significatif d’élus et de spécialistes ont exprimé leurs doutes quant au caractère présumé « non terroriste » desdits faits.

Auteur : Le Politique

Le Politique publie divers articles destinés à susciter le débat politique.

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