Sans réelle force médiatique, la droite continuera à perdre



Peut-être est-ce la force de l’habitude après tant d’années à constater la puissance d’un service public audiovisuel – financé par tous les Français – quasi-totalement investi, dirigé et acquis à la gauche et au mal-employé « progressisme ».

Peut-être est-ce l’absence d’une réelle volonté de gagner après tant d’années à accepter sans guère broncher d’être vilipendée, caricaturée et discriminée que la droite ne fait rien pour imposer un minimum élémentaire d’équité médiatique dans une France où le débat politique se réduit désormais à un simple conciliabule unilatéral entre Yann Moix et Christine Angot.

Exit la droite, exit toute protestation, exit toute opposition, exit en somme la Liberté d’expression à l’image d’une élection présidentielle 2017 qui a porté à l’Elysée un candidat qui, outre ses réelles qualités personnelles, ne serait probablement pas devenu si tôt président de la République sans le soutien d’autant de médias – privés comme publics.

De ce constat accablant qui motive tellement d’électeurs de droite à boycotter désormais les urnes, la droite semble n’en avoir toujours tiré aucune leçon. Que le candidat des Républicains (LR) François Fillon ait été traité mille fois plus durement – violemment attaqué en direct sur la chaîne « publique » France2 par Christine Angot le 23 mars 2017 – que d’autres personnalités politiques à qui l’on pourrait reprocher autant voire plus révolte l’électorat de droite.

A l’instar de si rares « ténors » téméraires, ce dernier se contente d’exprimer sa déception sur les réseaux sociaux – du moins sur ceux où ses groupes de discussion ne sont pas censurés pour favoriser une seule et même opinion politique à savoir l’obligatoire, « démocratique et populaire » soi-disant progressisme.

Privée de tout relais médiatique de masse face aux dizaines de chaînes TNT, de radios et de publications toutes ou presque « de gauche » ou autoproclamées « progressistes, » la droite persiste à croire contre tout bon sens qu’elle pourra gagner un jour l’alternance politique alors même qu’Emmanuel Macron lui a donné la plus grandiose leçon magistrale de son incapacité médiatique.

Acceptant leur sort parfois à l’orée du syndrome de Stockholm, les « ténors » de la droite poursuivent leur rêve chimérique de gagner sans se donner aucunement les moyens d’une victoire méritée.

L’absence éclatante de toute réflexion de fond sur comment la droite peut construire sa force médiatique, sur comment elle peut enfin exiger du service public la moindre des choses à savoir l’équité Républicaine, sur comment elle doit et peut réunir les milliards d’euros – oui les budgets se chiffrent en milliards – pour enfin proposer un traitement plus équilibré de l’information politique en France.

Chaque jour qui passe sans avancée vers la construction d’une force médiatique de droite – compensant celle omniprésente et quasi-monopolistique de celle des gauches – est un pas de plus vers la prochaine défaite.

Exiger l’équité médiatique est un devoir démocratique et les parlementaires de droite, notamment Républicains (LR), doivent enfin prendre toute la mesure du problème afin de rétablir une vraie démocratie où débats d’idées, divergences d’opinions, variétés de sujets viennent une nouvelle fois ressusciter la Liberté d’expression et de conscience politique dans notre vieille République.

Auteur : Le Politique

Le Politique publie divers articles destinés à susciter le débat politique.

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