Pour Macron, est-ce le calme qui annonce la tempête ?



Certes, les sondages sont bons et le président Emmanuel Macron comme son premier ministre Edouard Philippe peuvent être optimistes pour la suite. Sauf que disposant de la totalité du pouvoir – hormis le Sénat, mais pour combien de temps ? – ils seront 100% responsables du bilan de la France. Des menaces graves pointent pourtant à l’horizon.

D’abord avec les questions sociales qui pourraient déraper en contestation violente lors du passage de la loi travail « puissance 10. »

Ensuite avec les questions de sécurité et d’immigration qui pourraient inviter bon nombre d’abstentionnistes à voter massivement (très) à droite si la situation continue à se dégrader. La menace terroriste reste élevée tandis que la crise migratoire s’aggrave soudainement et que l’insécurité augmente sensiblement.

Si Emmanuel Macron ne saisit pas son mandat comme l’occasion de réguler enfin l’immigration et de rappeler les fondamentaux de la République française notamment sur la laïcité, alors la droite – si elle fait sa révolution – pourrait bien réaliser en 2022 ce que la République en Marche (REM) a réussi en 2017 : obtenir tous les pouvoirs.

Aussi, en toile de fond, Marine Le Pen n’a peut-être pas dit son dernier mot si d’ici 2022, la situation nationale se détériorait aussi profondément que pendant le quinquennat de François Hollande, surtout sur les questions de nation et d’identité largement occultées pendant la dernière campagne présidentielle.

L’optimisme étant à son paroxysme, il semble utile de rappeler que c’est souvent dans l’euphorie que débutent les pires crises.

Auteur : Jacques Dubuisson

Jacques Dubuisson est fonctionnaire à la retraite et s'intéresse aux problématiques sécuritaires.

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