François Bayrou, indépendance ou amour du risque politique ?



Tout comme son collègue ministre de la cohésion des territoires Richard Ferrand, François Bayrou est au cœur d’une enquête préliminaire. Si Ferrand peut compter sur le soutien du gouvernement et de l’Elysée, Bayrou ne semble pas bénéficier d’autant.

Le recadrage par le premier ministre Edouard Philippe ne semble pas avoir impressionné le risque-tout du Modem puisque François Bayrou ne paraît pas partager l’idée selon laquelle “quand on devient ministre, notre parole nous oblige beaucoup plus que quand on est citoyen.”

Ce deuxième épisode houleux pourrait illustrer l’émergence d’une véritable incompatibilité entre la nouvelle génération incarnée par le président Emmanuel Macron et la précédente incarnée par François Bayrou. Peut-être encouragé par son prestigieux ministère de la justice et sa garde des sceaux, Bayrou apparaît médiatiquement comme le trublion de la nouvelle majorité.

Que ce soit par calcul politique ou velléité d’indépendance, François Bayrou prend le risque de se marginaliser au sein d’une nouvelle majorité politique dans laquelle, au vu des résultats du premier tour des élections législatives, il n’est plus un élément aussi indispensable qu’il l’aurait souhaité.

En sus des accusations d’emplois fictifs présumés qui s’accumulent, François Bayrou pourrait bien être renvoyé par Emmanuel Macron s’il persiste à ne pas jouer “collectif”.

Auteur : Claire Beauchamp

Claire Beauchamp est féministe, libérale et passionnée d'histoire politique.

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