Le président Emmanuel Macron a précisé son plan d’action antiterroriste



Suite à la création de la « task force » contre-terroriste de l’Elysée, le président Emmanuel Macron a accueilli le premier ministre britannique Theresa May avec laquelle ils ont procédé à une déclaration conjointe.

Qualifiant la coopération antiterroriste franco-britannique d’ « exemplaire », Emmanuel Macron en a profité pour rendre hommage aux forces de sécurité et aux services de renseignement.

Aussi a-t-il donné quelques détails relatifs à son plan d’action visant « d’abord à renforcer les engagements et les obligations des opérateurs en ligne, afin de supprimer les contenus qui promeuvent, dans tout type de media, la haine et le terrorisme. » Ensuite, Emmanuel Macron souhaite « améliorer les moyens d’accès aux contenus cryptés » et enfin « accentuer la coopération internationale, avec les Etats-Unis notamment, pour améliorer l’accès aux preuves numériques dans les enquêtes. »

Souhaitant des réalisations rapides et des actions concrètes, le président de la République est critiqué notamment par le New York Times (NYT) pour sa volonté présumée d’affranchir le pouvoir exécutif de contrôle judiciaire dans ce « défi majeur » de la lutte contre le terrorisme.

Si le pouvoir judiciaire doit toujours accompagner l’activité étatique en matière antiterroriste, Emmanuel Macron aborde la problématique de façon plus pragmatique en estimant qu’une capacité opérationnelle accrue et d’intervention plus rapide est nécessaire. Des analystes estiment cette évolution utile considérant les divers modus operandi observés récemment et l’état général de la menace. D’autres s’inquiètent de la mise en place d’un éventuel « Etat d’urgence permanent ».

Fut à l’ordre du jour et sur proposition du premier ministre Edouard Philippe, au lendemain de la rencontre Macron-May, le décret relatif à la lutte contre le terrorisme. Qu’Emmanuel Macron fasse du terrorisme le premier sujet majeur de son mandat est positif surtout si cela traduit la volonté profonde de le traiter avec efficacité, estime Le Politique.

Si les craintes relatives au domaine judiciaire sont théoriquement fondées et considérant le bilan négatif des dernières années, des évolutions opérationnelles et pratiques semblent toutefois requises pour combattre la menace plus efficacement à l’avenir.

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Auteur : Le Politique

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