Quatre forces politiques en 2017 contre deux en 2012, ça recompose



Le leader des Républicains (LR) François Baroin aura beau affirmer le contraire, les résultats des élections législatives de 2017 devraient entériner une profonde recomposition politique par rapport aux élections législatives de 2012.

Non seulement l’élection présidentielle a mené à l’Elysée un candidat porté par une structure nouvelle – même si l’on peut s’interroger sur les apports successifs qui l’ont composé – mais en 2012, les deux partis « traditionnels » dits de gouvernement se partageaient clairement le pouvoir.

Avec 40,91% des votes exprimés pour le Parti Socialiste (PS) et le nouveau président élu d’alors François Hollande et 37,95% des votes exprimés pour l’UMP de l’ex-président Nicolas Sarkozy, ancêtre du LR, deux forces politiques dominaient sans partage la scène politique française.

Cinq ans après, la situation ne saurait être plus différente avec un nouveau parti La République En Marche (LREM) qui devrait capter environ 32% des suffrages suivis du LR à 19%, du Front National (FN) à 19% et de La France Insoumise (LFI) à 15%.

Quand bien même ces pourcentages ne sont que des intentions de vote et ne concernent que le premier tour, ils identifient quatre forces politiques majeures en 2017 contre seulement deux en 2012 (1).

Si Emmanuel Macron devrait logiquement obtenir la majorité parlementaire, il devra se rappeler pendant tout son quinquennat que le champ politique français a muté de bipolaire à quadripolaire. Si cette reconfiguration lui est actuellement favorable, elle pourrait tout autant se retourner contre lui en cas d’échec.

(1) Au premier tour des élections législatives de 2012, le PS et l’UMP totalisaient respectivement 29,35% et 27,12% des votes exprimés.

Auteur : Le Politique

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